Le Transformateur à Saint-Nicolas-de-Redon : la métamorphose d’un site industriel

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - environnement

2011.012.09.Complicite-Transformateur__3_.JPGA la fin du siècle dernier, l’usine Sebilleau de Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique) cesse toute activité, laissant ainsi vacants plus de cinq hectares de terrain et divers bâtiments. La nature reprend le dessus. Les Amis du Transformateur accompagnent la mutation… La reconquête naturelle est en marche et transforme peu à peu l’ancien site industriel aux portes de Redon. Les Amis du Transformateur accompagnent et orientent cette transformation pour accomplir la métamorphose du lieu en un parc naturel et agricole.

Texte : Tugdual Ruellan
article paru dans le magazine Complicité Redon le 09/12/2011
réalisé par Précom Redon avec l’agence Nouvelle Norme
Les Amis du transformateur – 7, rue de vilaine – Saint-Nicolas-de-Redon – tél. 02 99 71 59 50 – site : www.le-transformateur.fr

2011.012.09.Complicite-Transformateur__1_.JPG« Notre objectif, confie le président René Perron, est de ramener la nature en douceur à se réapproprier le site, propriété du Conseil général de Loire-Atlantique, sans pour autant oublier le passé industriel. » Le site vit aujourd’hui au rythme d’une reconquête originale et devient le point de départ pour découvrir les vastes prés marais de Vilaine.

Des espaces à rêver
2011.012.09.Complicite-Transformateur__2_.JPGLes rencontres se multiplient au travers de neuf ateliers coordonnés par l’animateur Stéphane Bouchereau. Venus des écoles du paysage, d’architecture, des beaux-arts et autres écoles agricoles, les étudiants se succèdent, trouvant là matière à nourrir l’imaginaire. Chaque samedi, on se retrouve au potager pour y échanger ses connaissances et rêver un jardin ornemental. La friche est un jardin en chantier et le marais, un espace qui doit être entretenu par tous. En lien avec des écologues, on aide à la recolonisation du site par la faune et la flore.

Mémoire industrielle
Six vaches, d’une race en voie de disparition, entretiennent les terrains et séjournent sur la friche industrielle en hiver. Les abeilles noires sont devenues de nouveaux hôtes. La végétation n’est pas la seule à investir les lieux : les artistes trouvent dans les restes du site industriel de surprenants matériaux d’expression. La dalle et la grande halle accueillent toutes sortes de manifestations : danse, cinéma en plein air, expositions. Les traces des hommes et des femmes qui ont travaillé sur ce site sont toujours présentes. Certaines revivent comme la machine à vapeur… Rendez-vous le 14 janvier pour une animation sur la rotation des cultures et le 11 février pour la taille des arbres fruitiers.

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