Le Centich, Centre d’expertise national des technologies de l’information et de la communication pour l’autonomie

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - CENTICH

2012.06.NEWSLETTER_N_2-Centich.pngLa Lettre du CENTICH n°2 – juin 2012 – Francis Guiteau, directeur de la Mutualité française Anjou Mayenne : « De nombreux projets sont lancés. Ils mobilisent conjointement usagers, chercheurs, industriels, professionnels du secteur médicosocial et de la santé. Le défi est en permanence d’interroger et analyser la solution proposée, voir en quoi elle permet finalement d’améliorer le quotidien de la personne fragilisée ou en situation de handicap. Il nous faut désormais faire connaître l’existence du Centich comme interface, espace ressource de solutions nouvelles. Nous ne devons pas rester la tête dans les nuages mais avoir en permanence ce souci pragmatique de dire : voilà une belle solution, une belle idée mais à qui va-t-elle servir demain ? Est-elle réellement adaptée aux besoins de la personne dans son quotidien ? C’est le défi mais c’est aussi la richesse de demain… » » A découvrir dans la Lettre n°2 du CENTIC…

* Sylvie ERVÉ, directrice du projet – tél. 0 800 812 353 – sylvie.erve@centich.fr
* Jawad HAJJAM, directeur délégué au développement – tél. 07 78 19 83 41 – jawad.hajjam@centich.fr
* Nadine VIGOUROUX, responsable scientifique – tél. 05 61 55 67 65 – nadine.vigouroux@centich.fr
SITE : www.centich.fr
Texte : Tugdual Ruellan – DOCUMENT à télécharger en cliquant sur ce lien ou sur l’image

Edito

Z.Francis_GUITEAU_-_Copie_-_2.jpgFrancis Guiteau, directeur de la Mutualité française Anjou Mayenne

Le Centich a été créé en octobre 2010. Comment s’intègre-t-il à la politique de la Mutualité?
Nous avons, au sein de la Mutualité et en lien avec nos partenaires, cheminé sur la question de la déficience sensorielle, visuelle et auditive, du traumatisme crânien et de la lésion cérébrale, avec ce parti pris de déployer des services à tous les âges de la vie. Nous avons sans cesse apporté des services nouveaux, développant les centres basse vision, les centres d’évaluation et de rééducation des troubles de l’audition puis les centres d’information et de conseil en aide techniques spécialisées. Le Centich est apparu comme une opportunité pour mobiliser d’autres acteurs et apporter des réponses mieux adaptées aux personnes en situation de handicap.

Quelles sont les missions et les intentions du Centich ?
Le Centich s’est lancé sur un premier plan d’action bien engagé en lien avec les missions des centres d’expertises définies par la CNSA : concevoir, expérimenter et valider un référentiel d’évaluation orienté usage des produits technologies de l’information et de la communication pour l’autonomie ; réaliser un état de l’art de ce que les TIC apportent pour l’autonomie en France et progressivement en Europe ; accompagner des projets de recherche, de développement de solutions TIC en lien avec les réseaux académiques, industriels et institutionnels qui nous accompagnent dans cette aventure. L’information et la communication sont des leviers formidables en matière de santé et de compensation. Elles apportent égalité d’accès à la solution, qualité de la réponse, continuité dans l’accompagnement…

Où en est-on aujourd’hui ?
De nombreux projets sont lancés. Ils mobilisent conjointement usagers, chercheurs, industriels, professionnels du secteur médicosocial et de la santé. Le défi est en permanence d’interroger et analyser la solution proposée, voir en quoi elle permet finalement d’améliorer le quotidien de la personne fragilisée ou en situation de handicap. Il nous faut désormais faire connaître l’existence du Centich comme interface, espace ressource de solutions nouvelles. Nous ne devons pas rester la tête dans les nuages mais avoir en permanence ce souci pragmatique de dire : voilà une belle solution, une belle idée mais à qui va-t-elle servir demain ? Est-elle réellement adaptée aux besoins de la personne dans son quotidien ? C’est le défi mais c’est aussi la richesse de demain…

L’Agora, un espace de discussion publique et lieu d’expression des besoins

L’Agora, forum numérique ou espace de discussion publique, se veut un lieu d’expression des besoins, des attentes et de l’expertise des usagers. Le forum est accessible sur le site www.centich.fr et chaque citoyen concerné peut y participer. De la concertation doivent se dégager des propositions réalistes et acceptables par tous pour définir des axes de recherche, d’expérimentation et d’accessibilité aux aides techniques et dispositifs innovants intégrant notamment les technologies de l’information et de la communication pour la compensation du handicap ou de la perte d’autonomie. Quelle place pour la participation, l’expression des besoins, et l’expertise des usagers ? Comment favoriser l’expression des besoins, s’assurer de la participation éclairée, mobiliser l’expertise, évaluer les usages… comment, avec qui, pour quoi, dans quel cadre ? C’est à ces questions que se propose de répondre l’Agora pour accélérer la connaissance et l’usage des technologies pour compenser la perte d’autonomie.
L’Agora est sur le SITE : www.centich.fr

Paroles d’experts…
Z.eric_chenut_-_Copie.jpgEric Chenut, président de l’association «Droit au savoir» et président de la commission «Accompagnement» de la Mutualité française de Lorraine : « Chacun doit comprendre les contraintes de l’autre, ses difficultés, ses besoins, dans l’intérêt de l’usager final. L’Agora permet de rapprocher les points de vue et coproduire du consensus, une démarche déterminante pour engendrer les partenariats nécessaires, pour que chacun puisse inter agir, fasse progresser l’autre. Ainsi, l’on réinterroge en permanence les personnes au nom desquelles on s’exprime.»

Z.Catherine_Bachelier.jpgCatherine Bachelier, ancienne déléguée ministérielle à l’accessibilité : «La parole des usagers est certes primordiale et importante mais elle ne doit pas être seule. Les réactions des professionnels et des industriels sont essentielles pour déterminer ce qui est réellement opérationnel. Personne ne doit être exclu et il faut que tout le monde puisse s’exprimer. La recherche doit être en phase avec les besoins des usagers et la réalité technique du moment. »

Philippe Houlgard, président du comité de direction du Centich : « Nous ne pouvions pas imaginer devenir centre expert sans que jamais les travaux que nous menons ne soient regardés, évalués, orientés par l’avis des destinataires, des usagers ou des bénéficiaires. »

Léna, un appartement « intelligent » à Angers

2012.06.06.CENTICH-Lena__2_.JPGLéna, un appartement « intelligent » a été livré en mai 2012, square des âges à Angers. Il est équipé des dernières solutions technologiques pour favoriser l’autonomie de son occupant en situation de handicap. Le projet est né du partenariat entre la Mutualité française Anjou-Mayenne et les entreprises Bouygues et Legrand.

2012.06.06.CENTICH-Lena__1_.JPGLéna, laboratoire d’intégration et d’innovations technologiques, s’offre comme appartement témoin dans lequel sont présentées les différentes innovations dans le secteur de l’habitat : techniques d’information et de communication, aides techniques, domotique… Objectif : faciliter l’autonomie et le maintien à domicile d’une personne en situation de handicap. La personne qui le souhaite peut ainsi tester en situation réelle la solution qui lui convient le mieux.

Paroles d’experts…
Z.Philippe_Houlgard-2012_-_Copie.jpgPhilippe Houlgard, président du comité de direction du Centich : « Les personnes intéressées peuvent visiter l’appartement Léna quand elles le souhaitent. Mais nous pouvons aussi proposer à une personne, par exemple à la sortie d’une hospitalisation, d’y séjourner quelque temps pour tester directement différentes solutions, voir concrètement ce qui lui convient le mieux et qui serait éventuellement transposable à son domicile. Les solutions que nous proposons doivent être réellement accessibles. »

Intercen : une base de données nationale sur les aides techniques

L’objectif des cinq centres d’expertise nationaux est d’accélérer la mise au point et l’usage d’aides techniques ou de dispositifs innovants, intégrant notamment les technologies de l’information et de la communication et concourant à la compensation d’un ou plusieurs handicaps. Première phase : dresser un état des lieux des aides techniques existantes… Le Centich participe à la conception et au renseignement de la base de données nationale sur les aides techniques. Quatre étapes sont initiées : le choix des familles de produits ; la conception d’une fiche de recueil de données descriptives en lien avec les autres centres experts ; la formalisation du cahier des charges et des spécifications fonctionnelles pour le développement de la base de données. Il s’agit de concevoir, développer, installer et gérer une nouvelle base de données afin de faciliter l’accès aux informations sur les aides techniques. A termes, l’outil s’adresse aux particuliers, professionnels du handicap et de la gérontologie, représentants institutionnels, fabricants et distributeurs. Dans un premier temps, le recensement concerne la communication, la santé, les loisirs, l’éducation, la formation et l’emploi, la vie quotidienne et la domotique, l’automatisation. Le travail se poursuit afin de définir les catégories et faciliter la recherche d’informations.

Siway™ : un dispositif d’évacuation adapté en cas d’incendie et d’identification des patients désorientés

Clotilde Cardona y CapoLe secteur Infrastructure & cities du groupe Siemens a mis au point les solutions Siway™ handicap, dispositif d’évacuation des personnes déficientes sensorielles isolées, et Siway™ gériatrie pour le suivi et l’identification des patients désorientés. Un partenariat se met en place avec le Centich et la Fisaf, Fédération nationale pour l’insertion des personnes sourdes et des personnes aveugles, pour tester ces deux solutions. Un incendie se déclare dans l’établissement ! Une voix transmet alors à la personne malvoyante les consignes de sécurité tandis qu’un texte, associé à la vibration du boitier-montre, signale l’alarme à la personne malentendante pour lui permettre d’évacuer l’établissement en toute sécurité. « Les boitiers sont activés par liaison radio avec des balises, elles-mêmes reliées à un serveur, explique Clotilde Cardona y Capo, chef de produit à Siemens. Le dispositif mis en place permet d’individualiser l’information transmise et de faciliter l’évacuation conformément aux règles de l’établissement. » Fin 2011, lors du congrès de la Fisaf, une rencontre avait lieu entre les représentants de Siemens et du Centich. Une deuxième solution était alors imaginée pour rassurer et localiser les personnes désorientées. Les solutions techniques sont prêtes. Les partenaires réfléchissent actuellement aux conditions de mise en test.

Paroles d’experts…
Z.Daniele_Narcam_-_Copie.JPGDanièle Narcam, chargée des relations institutionnelles et de l’événementiel à la Fisaf : « Cette solution nous paraît particulièrement innovante et utile, permettant d’informer les personnes malentendantes ou malvoyantes isolées grâce à une alarme et ainsi d’évacuer un établissement en toute sécurité selon les consignes mises en œuvre. Elle répond à de réelles préoccupations des usagers et des professionnels et participe de l’autonomie des personnes. Notre réseau, qui s’intéresse entre autres à l’insertion professionnelle et la formation des jeunes, pourrait proposer la mise en place de ce dispositif dans les entreprises, dans le cadre notamment d’accords avec les grands comptes. » www.fisaf.asso.fr

EyeSchool™ : une technologie pour l’éducation !

Z.Gerard_Lefranc_-_Copie.JPGComment accéder aux informations écrites au tableau par l’enseignant lorsqu’on est déficient visuel ? Thalès a développé un prototype de solution d’aide aux personnes déficientes visuelles, dénommé EyeSchool™ « La solution que nous avons imaginée, explique Gérard Lefranc, directeur de la mission insertion Thalès, est nomade, non intrusive, facile à installer et à ranger dans le cartable. L’élève la transporte sans difficulté d’une salle de classe à l’autre. » EyeSchool™, c’est une solution constituée d’un ordinateur portable, avec un scanner de très petite taille et une barre de capture Mimio fixée au tableau. La barre capte les mouvements de la main qui écrit et les retranscrit sur l’écran de l’ordinateur portable de l’élève. La solution est utilisée avec l’interface Portanum, logiciel d’aide à la vision spécialement conçu par Thalès en partenariat avec le CDRV, l’APEDV, l’Institut Montéclair et la mission insertion d’IBM pour aider à la lecture de documents éloignés comme un tableau ou un écran de vidéo-projection. « L’ordinateur est relié à une caméra de bonne qualité, une webcam haute résolution, ou un caméscope qui filme ce que la personne n’arrive pas à lire. Le logiciel le zoome et applique des traitements d’image pour l’adapter à la vision : inversion, fausses couleurs, amélioration du contraste, de la luminosité, de la netteté… Cette solution peut aussi être mise en œuvre lors d’un colloque ou d’une conférence, pour avoir accès par exemple à la présentation power point d’un intervenant. En partenariat avec la mission insertion de Thalès, le Centich a lancé l’évaluation de cette nouvelle solution. « Nous avons imaginé différentes configurations, explique la directrice Sylvie Ervé, auprès de 25 bénéficiaires dans des écoles primaires, des collèges et des lycées d’Angers, en partenariat avec l’Education nationale. Nous avons par ailleurs répondu à un appel à projets du Grand emprunt avec Thalès et l’INSHEA afin de déployer à grande échelle le système dans l’Education nationale et l’enseignement supérieur. »

Partenaires du Centich : l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA), l’Académie de Toulouse, la Fédération Française des DYS (dyslexie, dyspraxie, dysphasie…)

Un référentiel d’évaluation de la technologie

Z.Robert_Picard.jpgLe Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET), structure placée au sein du ministère de l’industrie, de l’économie et de l’emploi, coordonne le projet sur le référentiel d’évaluation de la technologie. Le Centich est chargé de la mise en œuvre. En 2008, le CGIET réalise un rapport sur santé, autonomie de services, évaluation de l’offre et de la demande qui débouche, grâce au partenariat avec l’institut Mines Telecom, sur une méthode d’évaluation adaptée au champ de la santé et de l’économie : la grille d’évaluation multi disciplinaire santé autonomie (gemsa). «C’est, explique Robert Picard, référent santé au CGIET, un ensemble de questionnements portant sur la valeur d’une solution technologique. Elle balaie des sujets aussi divers que la stratégie – la valeur d’un projet en termes de politique publique sanitaire, sociale, industrielle, économique ; une dimension organisationnelle – qu’est-ce qu’apporte cet outil sur l’organisation des soins, des prestations du secteur ? une dimension d’usage – qu’est-ce que cela apporte aux personnes, aux praticiens, aux professionnels ? En quoi cela leur permet-il de s’engager, de se prendre en charge ? une dimension économique – quelle est l’économie de cette solution afin de s’assurer de sa pérennité ; enfin, une dimension technologique – est-on en mesure de maîtriser cette solution ? Nous avons identifié un certain nombre de questions pertinentes qu’il convient désormais de valider et faire converger vers les paramètres définis collectivement. »

E-Care : surveiller à domicile les insuffisants cardiaques

Z.Emmanuel_Andres_-_Copie.JPGDétecter et signaler de manière précoce les situations à risque et anticiper les risques d’insuffisance cardiaque : tel est le but du projet E-Care. La plateforme de traitement des informations, portée par Newel, a été lancée le 1er octobre 2011 pour une durée de trente-six mois. L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique grave induisant des ré-hospitalisations fréquentes, dont certaines peuvent être évitées par une action en amont. La prise en charge est complexe, longue, souvent difficile et coûteuse. En France, près d’un million de personnes souffrent d’insuffisance cardiaque et 120 000 nouveaux cas sont diagnostiqués tous les ans. Le suivi des patients, par un système de télémédecine associé à des outils de motivations et d’éducation, permet de réduire de manière significative le nombre de jours d’hospitalisation qui croit dès lors que le patient est hospitalisé pour une insuffisance cardiaque. L’objectif du projet E-Care est d’expérimenter une plateforme intelligente pour assurer la surveillance à domicile des patients atteints d’insuffisances cardiaques à l’aide de capteurs non intrusifs. Elle assistera le corps médical en automatisant le traitement des informations issues de ces capteurs afin de détecter et de signaler de manière précoce les situations à risques. Le CHU de Strasbourg est responsable de la partie légale du projet et de sa mise en conformité. Le service, dirigé par le docteur Emmanuel Andres, procèdera prochainement aux premiers tests.

Partenaires du Centich. Les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), l’Université Haute-Alsace de Mulhouse (UHA), l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM).

Paroles d’experts…
• Emmanuel Andres, médecin, dirige un service de médecine interne au CHU de Strasbourg (60 lits). Il est référent du projet E-Care : « L’insuffisance cardiaque est une problématique de santé publique qui va s’imposer encore davantage dans les années à venir. L’Organisation mondiale de la santé prévoit qu’elle fasse partie des quatre pathologies les plus importantes dans les pays riches. Rien n’avait vraiment abouti à ce jour pour aider les gens au quotidien. Avec E-Care, c’est la première fois que dans un projet, sont rassemblés des professionnels de la technologie et des médecins, ainsi qu’une strat-up qui pourra commercialiser ce que l’on commence à imaginer comme solution. Cette configuration, particulièrement intéressante, m’enthousiasme : nous pouvons cette fois passer du projet de recherche à une application concrète qui va réellement aider les patients.»

ICity for all : … prenons le temps de mieux s’entendre !

Le projet piloté par le laboratoire LIST du centre d’énergie atomique (CEA) associé avec le Centich des partenaires français (l’université Paris Descartes, la société Active Audio), italiens (ENEA, FIAT), allemands (l’université de technologie de Munich) et suisses (le Laboratoire d’électromagnétisme et d’acoustique EPFL). Il s’inscrit dans le cadre du programme européen Ambient Assisted Living, pour renforcer la confiance en soi, la mobilité, la sécurité, pour un meilleur bien-être social et psychique des personnes âgées presbyacousiques en Europe. Les deux innovations proposées sont :
I’CityLoudSpeaker : la conception de haut-parleurs intelligents pour une meilleure intelligibilité dans les espaces publics clos tels que gares, aéroports, musées et en voiture, et un meilleur sentiment de confiance en soi.
I’CityAlarm : la conception dans le métro, bus, tramway, de système de reconnaissance automatique d’alarme et de localisation et de meilleure intelligibilité pour l’amélioration de la mobilité individuelle et un meilleur sentiment de sécurité.
Le dénominateur commun de ces solutions est la combinaison optimisée de filtres numériques dédiés à la compensation de la «presbyacousie» et l’amélioration de la qualité du son audio/alarmes dans les milieux urbains spécifiques et les espaces publics clos.

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