Vivre à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) n°13, février 2013

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - PUBLICATIONS (presse institutionnelle)

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Au sommaire, entre autres :

  • Maël Le Goff veut faire de l’Aire libre un théâtre pour une parole vivante
  • Mélanie Gedik accompagne les personnes d’origine étrangère
  • Jean-Luc Bigot : le basket et la convivialité en partage
  • Trois avec « Dix ans d’interculturalité au Centre de la Lande »

Vivre à Saint-Jacques – Directeur de la publication : Emmanuel Couet / responsable de la rédaction : Yann Texier
Rédaction : Services, Philippe Charbonnier, Tugdual Ruellan
Réalisation et photos : Christian Reland
magazine téléchargeable en cliquant sur la photo

Maël Le Goff veut faire de l’Aire libre un théâtre pour une parole vivante

Maël Le Goff a pris la direction de l’Aire libre début janvier. Son projet se fonde sur la parole, l’histoire et la convivialité. Rencontre…

Votre père est le conteur bien connu Alain Le Goff. Quelles étapes vous conduisent jusqu’à Saint-Jacques ?
J’ai grandi dans cet environnement de raconteurs d’histoires et de conteurs, de Bretagne ou d’ailleurs. C’est au cours de mes études d’histoire à Rennes que j’ai lancé un festival autour du conte. Marcel Rogemont, adjoint à la culture, et Jean-Bernard Vighetti, directeur des Tombées de la nuit, m’ont soutenu et c’est ainsi qu’est né Mythos en 1996. Au fil des ans, nous avons accueilli les plus grands de la profession. La chanson s’est adjointe au conte. Mythos attire chaque année quelque 30 000 spectateurs. Puis, il y a cette rencontre avec Olivier Poubelle, grand producteur de variétés, qui m’a appris le métier. J’ai ainsi créé en 2002, Ici même production qui accompagne, produit et diffuse les œuvres des artistes, notamment dans le domaine de la parole. Début 2013, Ici même production et l’association Paroles traverses qui porte Mythos ont fusionné.

Pourquoi l’Aire libre ?
C’est un lieu que je connais et apprécie depuis plusieurs années. J’ai proposé « un théâtre pour une parole vivante », un projet artistique à la fois ancré sur un territoire, avec la rencontre des populations, et en même temps, un lieu de fabrique et de production de projets artistiques. Il faut casser cette image poussiéreuse du conteur, au coin du feu. Il y a beaucoup de modernité dans le conte. Mon projet est en cohérence avec ce que j’ai toujours développé autour de la parole contemporaine, des récits, des histoires.

Que va désormais proposer l’Aire libre ?
Non, on ne va pas retrouver que des conteurs au coin du feu ! L’ambition est de faire cohabiter des artistes qui ont (encore) des choses à dire, les font passer avec humour, plaisir, jubilation. Je suis partisan d’un spectacle vivant, excitant pour les papilles, pour les oreilles… pas du spectacle de recherche, réservé aux élites. L’enjeu est de réussir cette alchimie entre l’exigence artistique et le plaisir du spectateur. Une chose est sûre : ce projet sera pluridisciplinaire même s’il se fonde sur cette ligne de la parole et de l’histoire avec à la fois du conte, de la chanson, de la musique, de ce théâtre qui nous raconte des histoires. Ça sera aussi un lieu de travail où nous accueillerons les compagnies pour qu’elles créent et s’ouvrent encore plus vers la population. Je veux faire de l’Aire libre un lieu qui vive au quotidien avec des rencontres, des apéro-débats, la possibilité de se restaurer. Nous avons imaginé une programmation attractive, qui donne envie, tournée vers une citoyenneté conviviale, ouverte au monde.
Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

Mélanie Gedik accompagne les personnes d’origine étrangère

Mélanie Gedik vient d’être nommée médiatrice sociale et culturelle. Elle accompagne les personnes d’origine étrangère dans toutes leurs démarches.

Depuis le 1er octobre 2012, Mélanie Gedik propose ses services aux personnes d’origine étrangère. D’origine turque, elle réside à Saint-Jacques depuis le mois de septembre 2011. « J’ai toujours pratiqué la médiation, explique-t-elle, dès le collège, dans mon pays natal, où il y avait parfois des difficultés entre les habitants. J’ai poursuivi cette fonction à Strasbourg en arrivant à France. » Ses missions sont de favoriser l’autonomie, l’insertion sociale et culturelle des personnes d’origine étrangère, assurer une mission d’interface entre les habitants, les services publics et les institutions, favoriser le lien social sur la commune. « Les besoins sont nombreux car le système est complexe. J’aide les personnes à se repérer dans tous les services d’Etat comme la préfecture, la Caf, la mission locale, Pôle emploi mais aussi les services municipaux comme le CCAS, la PAE, la crèche ; les services du conseil général comme le CDAS, la PMI ; les écoles, les collèges, les lycées, les associations. » Mélanie est présente durant les cours de français et langues étrangères pour rencontrer les personnes. Elle intervient aussi en matière de santé pour guider et faciliter le dialogue. Elle présente à ceux qui le souhaitent les équipements culturels comme la médiathèque ou l’Epi Condorcet. Elle travaille en lien étroit avec Lydie Bannery qui coordonne le programme de réussite éducative. Le poste est financé par la Ville et l’Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances.
Contact : Mélanie Gedik – tél. 06 74 76 07 28 (service gratuit).

T. Ruellan.

Jean-Luc Bigot : le basket et la convivialité en partage

Les responsables du club de basket invitent les bénévoles à les rejoindre. Rencontre avec l’un d’entre eux, Jean-Luc Bigot, 53 ans, engagé depuis 1979 dans la vie du club.

Il y a plusieurs années que Jean-Luc Bigot a arrêté de jouer au basket. Mais pour rien au monde, il ne raterait un match, un entraînement ou une occasion de prêter main-forte pour que vive son club. Originaire de Rennes, il commence à jouer très jeune à la Tour d’Auvergne, la fameuse TA. Ses parents s’installent à Saint-Jacques en 1978 et, tout naturellement, il intègre le club local. « L’année suivante, confie le sportif, j’étais élu trésorier. De 1980 à 1995, je devenais trésorier de l’association sportive de Saint-Jacques, association qui regroupait l’ensemble des sections sportives de la commune. Je remplaçais mon oncle, Bernard Bougeard, devenu président. »

La passion du sport
Jean-Luc donne sans compter et accompagne les jeunes dans la pratique sportive. Comme il joue aussi au tennis, et aime les chiffres, il devient trésorier du club de tennis de 1984 à 1995. « J’ai longtemps pratiqué le basket jusqu’à l’âge de 35 ans et ai coaché une équipe le samedi. J’en ai vu jouer des poussins, benjamins, minimes, cadets… On ne voit pas les années passer ! » Ses deux garçons, âgés aujourd’hui de 16 et 23 ans, ont suivi les traces de leur père et usé leurs chaussures sur les terrains : « Je les ai toujours accompagnés. J’ai même eu l’occasion de faire quelques matchs avec eux : il manquait un joueur, il fallait bien compléter l’équipe ! » Jean-Luc reste toujours vigilant sur le bord du terrain. Sa motivation ? « C’est la passion du sport et le désir de partager avec les jeunes. On a tendance à consommer et moins donner de soi. Alors, plus que jamais, il faut rester engagé. » En signe de reconnaissance, Jean-Luc a reçu de la Fédération française de basket, la médaille de bronze et celle d’argent, et de la Ligue de Bretagne de basket, la médaille d’or.

Une équipe féminine
« Les bénévoles se font rares, atteste le président Jean-Yves Hamon, et nous lançons un appel aux habitants qui veulent bien nous rejoindre pour animer le conseil d’administration et participer à la vie du club. » Quatre-vingt-cinq licenciés sont inscrits à Saint-Jacques et constituent dix équipes. Les résultats sont satisfaisants et déjà, les seniors enregistrent une première place en ce début d’année. Autre victoire : la création pour la première fois, d’une équipe féminine senior. Rappelons que les entraînements ont lieu salle Alice Milliat le mercredi après-midi et le samedi matin. Les matchs se déroulent les samedis et dimanches après-midi.
T. Ruellan.

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« Trois mois avec… » : dix ans d’interculturalité

Il y a dix ans naissait « Trois mois avec… » proposé par le Centre de la Lande, l’Epi Condorcet et la Ville de Saint-Jacques. « Pour célébrer l’événement, confie l’animateur Bernard Flahaut, nous proposons une rétrospective qui met en avant nos partenaires associatifs. Ce temps fort, reconnu dans l’agglomération rennaise, est riche de rencontres et de diversité culturelle. » Pleins feux sur les thèmes qui ont contribué au succès de l’opération : l’éducation, le développement durable, la place de la femme dans la cité, la participation des habitants dans la mise en œuvre du projet.
Un rendez-vous est proposé le 7 février pour découvrir le voyage au cœur du monde d’Olivia et Yves Chaloin, une aventure de 38.000 kilomètres à vélo. Turquie, La Réunion, le Burkina Faso, les Balkans… Chaque semaine est consacrée à un pays ou une région. Les associations proposent une découverte animée avec cafés débat, expositions, découvertes culinaires et culturelles. On découvre leurs stands dans la galerie du premier étage avec une présentation de leurs projets. La montgolfière sans frontières, réalisée avec l’aide d’un plasticien, sera installée dans le forum de l’Epi. « Chaque habitant, poursuit Bernard Flahaut, est invité à y déposer un objet ramené d’un voyage ou de son pays d’origine, symbolisant ainsi le voyage et la découverte de l’autre. Des messages peuvent y être apposés ; ils seront partagés au cours de la manifestation ». La manifestation prendra fin le 23 mars avec le dîner concert animé par Manoloco pour un voyage musical à travers le monde.

Programme sur : www.ville-st-jacques-de-la-lande.fr

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