Le n°9 du magazine de Pipriac Communauté vient de paraître

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - PUBLICATIONS (presse institutionnelle)

2013.07.PIPRIAC_magazine.UNE.jpgLe neuvième numéro du magazine de Pipriac Communauté vient de paraître, publication pilotée par la Commission communication de la communauté de communes sous la responsabilité de son président, Laurent Collot. Au sommaire, le point sur le développement économique, culturel, touristique, environnemental et cadre de vie, aménagement du territoire, services à la population et surtout, le devenir du territoire avec la refonte de la carte intercommunale.

Magazine Pipriac Communauté n°9 – juillet 2013
SITE INTERNET : www.pipriac-communaute.fr
Responsable de la publication : Laurent Collot
Rédaction : Cécile Bodin & Tugdual Ruellan
Conception graphique et impression : Izatis communication à Questembert
magazine téléchargeable en cliquant sur ce lien ou sur l’image

Edito

Laurent Collot, président de Pipriac communauté

Les communes membres de l’actuelle Communauté de communes de Pipriac se sont maintenant positionnées et feront partie au premier janvier prochain d’une communauté plus importante que celle que nous connaissons aujourd’hui. L’heure est actuellement à la discussion entre toutes les forces vives de nos territoires pour nous permettre d’apporter les services qui nous manquent à ce jour et pour rendre ceux-ci plus attractifs aux habitants et aux entrepreneurs. Dès l’année prochaine, les premiers effets concrets se feront sentir et toutes nos énergies sont mobilisées pour obtenir des solutions bien pensées et économiquement viables dans le temps. Nous sommes conscients que beaucoup s’interrogent sur la pertinence de ces mouvements mais je crois qu’il faut aller de l’avant et que chacun soit force de propositions. Nous ne manquerons pas de vous informer lors du prochain et dernier numéro des avancées sur le sujet. En attendant, profitez des prochaines semaines pour faire le plein d’énergie et de soleil.

Sommaire

Finances………………………………………………………………………………………….. p.3
Refonte de la carte intercommunale……………………………………. p.4 et 5

Développement économique :
• ZA Les Vallées du Couchant à Pipriac …………………………………………. p.6
• Installation de l’entreprise CBM-Clouard………………………………………. p.6
• Entreprise LG Services à Courbouton…………………………………………….. p.7
• Coopérative Inter’Activ…………………………………………………………………. p.7

Services à la population :
• Très haut débit……………………………………………………………………………… p.8
• Autostop de proximité………………………………………………………………….. p.9
• Covoiturage +……………………………………………………………………………….. p.9

Environnement et cadre de vie :
• Nouveau dispositif de collecte…………………………………………………… p.10
• Conseil en énergie partagé pour les communes………………………….. p.11

Culture et tourisme :
• Développer l’activité touristique à Saint-Just…………………………………… p.12
• 40e anniversaire de Kistinenn pour célébrer le Pays gallo………….. p.13
• Zoom sur cinq animations soutenues par Pipriac Communauté……………………………………………….p.13, 14 et 15
Arrêt sur images………………………………………………………………….p.16 et 17

Portraits………………………………………………………………………………………… p.18
Agenda………………………………………………………………………………….p.19 et 20

Portraits
La forge d’Alain Debarre à Saint-Ganton n’a pas trouvé de repreneur

2013.04.18.Forgeron_St-Ganton__4__-_Copie.JPGDans la forge de Saint-Ganton, peu de choses ont changé depuis ce temps où Gustave, âgé aujourd’hui de 90 ans, a pris la suite de Marcel Ducloyer, forgeron du village. Les outils sont toujours en place, disposés au mur. L’enclume trône au cœur de l’atelier. Le feu attend juste d’être ranimé. Il y a aussi ce ventilateur, récupéré dans un ancien blockhaus après la guerre, prêt à activer manuellement la forge en cas de panne d’électricité. C’est là qu’Alain Debarre a travaillé toute sa vie, prenant la suite de son père. Après l’apprentissage, les débuts dans le métier sont florissants. Alain répond toujours présent aux incessantes demandes des agriculteurs et ouvriers de la région : « Il fallait se rendre disponible à tout moment de la journée. Je me souviens de mon père, dérangé au beau milieu du repas pour réparer un soc de charrue ! Il y avait beaucoup de travail. À la Saint-Éloi, chaque 1er décembre, tous les forgerons se retrouvaient pour définir le tarif syndical… Juste avant le repas. Il ne fallait pas que le prix d’une réparation dépasse 70 % du prix d’une pièce neuve. » Mais bientôt, le travail se fait rare et Alain se forme à la métallerie. Il part alors sur différents chantiers comme la réfection du tunnel de Corbinières pendant deux ans, chez un artisan à Guichen, aux usines Roux à Langon pendant six ans surtout pour la fabrication de cuisines en cuivre : « C’était la mode à une époque ! » Licencié en 1987, il prend alors la suite de son père qui avait arrêté un an auparavant : « La métallerie progressait et on s’est mis à faire beaucoup de portails, d’escaliers, de grilles… J’ai toujours travaillé seul. » Aujourd’hui, l’âge de la retraite a sonné et Alain ferme boutique : « Personne ne m’a sollicité pour prendre la suite… » Pourtant, continuera-t-on sans doute à entendre battre le fer sur l’enclume. Alain viendra de temps à autres : « Uniquement pour faire des choses qui me plaisent, de la décoration, et à mon rythme… »

A Guipry : Michka… peintre de l’instant

2013.05.10.Michka__6__-_Copie.JPGVoilà plus de vingt ans que Michka a choisi Guipry pour vivre et peindre. Volontiers, il ouvre la porte de son atelier au « passant qui passe » et l’accueille… à la bonne franquette. Sa peinture est à l’image de sa vie : exaltante, parfois joyeuse, souvent tortueuse et tumultueuse. Michka aime l’instant et savoure le feu intérieur qui l’anime. Les styles et manières de peindre coulent avec les ans : « De la peinture réaliste, j’en ai fait beaucoup, des marines aussi. Et je m’en suis peu à peu détaché. » Ce sont aujourd’hui des expressions parfois rondes et très colorées, souvent des cubes et des rectangles dans lesquels se lit un visage, des fresques murales, un format qu’il affectionne. Les objets entrent parfois dans la peinture, comme ces bidons de lait, ces bustes de mannequins ou encore, ce Christ, trouvé dans une poubelle, mis en scène sur une ancienne palette pour devenir le « Christ des peintres ». Michka, qui fuit les salons mondains, galeries et autres concours, est inclassable. Toujours, les thèmes sont fonction des états d’âme et des quêtes intérieures : « Je peins beaucoup de femmes en ce moment ! » L’artiste est né en Tchécoslovaquie et arrive en France pour y être confié à la Ddass. Il n’a alors que dix ans. Et vogue la galère… Il apprend vite à ne plus compter que sur lui. La peinture, qu’il découvre à l’âge de 16 ans, ne le quittera plus : « J’ai dû parfois faire des petits boulots pour survivre mais la peinture a toujours été mon gagne-pain. » Il s’installe d’abord à Rennes, peint et donne des cours, avant de poser son baluchon à Guipry en 1991, fatigué par les bruits de la ville. Pas de stock. Ses tableaux s’achètent, s’échangent, séduisent. Tout est affaire de rencontre.

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