Benjamin Daniel a créé Institut’car à Saint-Nicolas-de-Redon : il lave les voitures sans eau

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - entreprise

INSTITUT_CAR__TR___25__-_Copie.JPGBenjamin Daniel propose de laver les véhicules sans eau, avec uniquement des produits écologiques. Chez lui ou chez le client. Il a créé Institut’Car à Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique).
Activité : lavage véhicules sans eau
Création : septembre 2012
Adresse : 10, rue du Moulin à Vent 44460 Saint-Nicolas-de-Redon
contact@institutcar.fr – tél. 06 71 51 79 47
Site internet : www.institutcar.fr

Supplément Ouest-France SPECIAL AVENIR – parution toutes éditions
Chef de rédaction : Jean-Jacques Rebours
Texte et photos : Tugdual Ruellan
Article paru le 06/07/2013 (OF, Spécial avenir, toutes éditions) à télécharger en cliquant sur ce lien

Benjamin lave les voitures sans eau

Benjamin propose de laver les véhicules sans eau, avec uniquement des produits écologiques. Chez lui ou chez le client.

Benjamin Daniel, 33 ans, s’est installé sur le parking du concessionnaire automobile. Trois véhicules sont prévus à la vente et doivent être propres comme au premier jour. Avec son chiffon microfibres, il étale le produit à base de plantes qu’il vient de pulvériser sur la carrosserie. Avec un autre chiffon sec, le véhicule retrouve bientôt son lustre d’origine. De même à l’intérieur, il aspire les poussières et nettoie après avoir pris soin de protéger cuirs et plastiques : « Je n’utilise pas une goutte d’eau, confie fièrement le jeune entrepreneur, mais uniquement des produits biodégradables. La poussière glisse sur la carrosserie et ne se fixe pas. La voiture reste propre ainsi deux à trois semaines de plus qu’un lavage classique. C’est une économie d’environ 150 litres d’eau qui est réalisée par rapport un lavage à la maison ! »

Les voitures des amis pour se former

Originaire de la région nantaise, Benjamin Daniel commence à travailler en grande surface après avoir passé un BEP vente action marchande. Il suit une formation interne d’un groupe de la grande distribution et devient responsable de magasin, d’abord en Loire-Atlantique puis en Vendée. Avec son amie, il s’installe dans le pays de Redon et trouve un emploi dans le service à la personne. Mais, en 2010, il se retrouve au chômage : « J’ai alors souhaité créer mon activité, orientée vers le service à la personne. J’ai pensé au lavage de voitures sans eau et ai découvert de nouveaux procédés qui me plaisaient. » Pôle emploi lui propose un accompagnement de BGE, la boutique de gestion. Il écrit son projet, construit son budget prévisionnel et mène son enquête auprès des proches et des professionnels pour en vérifier la faisabilité : « Les gens semblaient a priori séduits par l’idée d’un lavage sans eau. Certains concessionnaires automobiles trouvaient que ce mode de lavage correspond bien à la philosophie de leur entreprise. » Pas question de passer par une franchise. Benjamin souhaite développer sa propre entreprise et part se former à Marseille pendant un mois. Au retour, il lave à tour de bras les véhicules de ses amis, ravis de la proposition. En septembre 2012, il se lance et crée Institut’car : « Il me faut fidéliser une vingtaine de clients par mois pour lancer l’activité. Les débuts sont prometteurs et je suis confiant. Le bouche à oreille fonctionne bien…»
Tugdual RUELLAN.

Le conseil de Benjamin Daniel

Même les remarques désagréables font réfléchir !

« Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner même lorsqu’on a un projet précis dans la tête et à communiquer autour de son projet. Une personne extérieure aide à se poser les bonnes questions autour des petits détails auxquels on ne pense pas forcément. Il y a de nombreuses compétences à acquérir entre l’idée et la mise en œuvre du projet, puis sa gestion. Les remarques, même si elles peuvent paraître désagréables, font de toute façon réfléchir. »

Pour vous aider, Elodie Le Gall, BGE Redon

« Vérifier la faisabilité et le développement du projet »

« La Boutique de gestion a accompagné Benjamin Daniel dès le démarrage de son projet. Nous l’avons aidé à vérifier la faisabilité de son idée puis à mener étude de marché, étude financière, étude juridique. Il a bénéficié du dispositif Nacre, un prêt d’honneur à taux zéro pour financer une avance de trésorerie. Nous continuons à l’accompagner durant les trois premières années pour mesurer l’avancée du projet et engager des axes de développement. »
www.bge.asso.fr

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