Le dernier numéro du magazine de Pipriac Communauté vient de paraître

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - PUBLICATIONS (presse institutionnelle)

2013.12.PIPRIAC_MAG.UNE.jpgLe dixième et dernier numéro du magazine de Pipriac Communauté vient de paraître, publication pilotée par la Commission communication de la communauté de communes sous la responsabilité de son président, Laurent Collot. C’est le dernier puisque la communauté de communes sera dissoute le 31 décembre 2013. Au sommaire, le point sur le développement économique, culturel, touristique, environnemental et cadre de vie, aménagement du territoire, services à la population et surtout, le devenir du territoire avec la refonte de la carte intercommunale.

Magazine Pipriac Communauté n°10 – décembre 2013
SITE INTERNET : www.pipriac-communaute.fr
Responsable de la publication : Laurent Collot
Rédaction : Cécile Bodin & Tugdual Ruellan
Conception graphique et impression : Izatis communication à Questembert
magazine téléchargeable en cliquant sur ce lien ou sur l’image

Edito

Vous avez entre les mains le dernier magazine de Pipriac Communauté, qui n’existera plus dans les faits au 31 décembre. C’est une page qui se tourne.
A l’heure du bilan des actions menées depuis 2008, je suis fier de la prise de conscience du fait intercommunal de la part des élus ; nous avons appris à travailler ensemble de façon plus approfondie et puis, les services sont plus structurés, gage d’actions menées plus efficacement.
L’intercommunalité – c’est une nécessité – prendra de plus en plus d’ampleur dans les années à venir, tant par les actions menées sur son territoire que par son rôle croissant de représentativité à l’égard des services de l’Etat, de la Région et du Département.
Au fil du temps, les habitants en zone rurale demandent à avoir le nombre et la qualité des services proches de ceux de grandes métropoles ; l’exercice est difficile car la densité de population et les moyens ne sont pas comparables. De plus, la Communauté de communes doit rester un outil aux services des communes, celles-ci restant la cellule de base même si la coopération et la mutualisation prennent chaque jour un peu plus de sens.
Concernant les conséquences de la dissolution de notre collectivité, elles apparaîtront dans les années à venir mais je tenais à souligner la constante qui nous a tous guidés dans l’évolution de nos structures : celle de ne pas réduire les services rendus à la population et de ne pas alourdir les charges financières de nos communes.

Laurent Collot, président de Pipriac Communauté

Pipriac

La galette de blé noir a ses ambassadeurs

Le nom de Pipriac est depuis des lustres associé à celui la galette. La confrérie et le comité de Piperia la Galette s’attachent à lui donner toutes ses lettres de noblesses.

Personne ne sait vraiment d’où vient cet attachement de Pipriac avec la traditionnelle galette de blé noir, plat de prédilection des Bretons depuis la nuit des temps. Il y a bien l’hypothèse de cette remarque faite par un sous-préfet, en visite dans la commune, qui se serait exclamé : « Mais qui sont donc ces femmes avec une galette sur la tête ! » Peu importe car tout le monde ici s’accorde à dire que la galette fait partie de manière indissociable du patrimoine local, particulièrement celui de Pipriac qui comptait pas moins de onze moulins au siècle dernier. C’est en 1994 que Jean-Paul Flèche, d’origine parisienne mais installé à Pipriac, s’étonne d’entendre parler de Piperia la galette : « J’ai trouvé l’idée plutôt sympathique et nous avons lancé la première fête de la galette. » La manifestation ne rassemble alors qu’une poignée de sympathisants mais pourtant, le comité de Piperia la galette est créé cette année-là. Il est constitué de sept associations chargées chaque année d’organiser la fête de la galette avec un repas le samedi soir et la fête traditionnelle avec battage du blé noir à l’ancienne le dimanche. Le collectif rassemble aujourd’hui quelque cent cinquante bénévoles.

D’abord, la passion de la Bretagne

En 1998, est créée la confrérie de Piperia la galette. La noble assemblée compte aujourd’hui vingt-deux membres chargés de célébrer, au-delà des frontières, notre plat et savoir-faire traditionnels : « Chacun agit comme un ambassadeur et peut-être appelé, tout au long de l’année, à représenter la confrérie dans une fête traditionnelle ou un événement culturel », confient Francis Petit, président du comité, Jean-Paul Flèche, président de la confrérie et vice-président du comité, et Georges Lévêque, trésorier de la confrérie et vice- président du comité. Le rite est immuable. Le chapitre s’ouvre le samedi avec l’intronisation des nouveaux membres et le repas traditionnel avec les confréries amies : « Nous ouvrons nos portes aux amateurs de galette mais surtout aux gens passionnés par la Bretagne, ses traditions culturelles ou gastronomiques. L’an passé, ont été intronisés le conteur Patrick Ewen, des chefs de cuisine, des personnalités locales. » La fête se poursuit le dimanche avec le concours de la meilleure galette ouvert aux amateurs et professionnels. Le jury juge à l’aveugle. Au final ont lieu les différents classements : amateurs, crêperie et vente à emporter. Le professionnel qui emporte le plus de points gagne la galette d’or. » La dernière fête du 29 septembre a réuni cette année plus de huit mille personnes.

20 ans l’an prochain

Les associations ont réalisé l’an passé une exposition itinérante, disponible à la demande, présentant l’histoire de la galette, les outils, le vocabulaire, la production de blé noir jusqu’à la transformation. Les ambassadeurs étaient en mai dernier dans le sancerrois à l’occasion d’une fête de village, en octobre, à Pénestin pour la fête de la moule, en novembre, à Quintin pour la fête des chanteurs de rue, aux Tablées du Rheu : « Nous avons acquis une notoriété certaine et contribuons à faire connaître Pipriac. Rendez-vous en 2014 pour célébrer le vingtième anniversaire de Piperia la galette ! »

Lohéac

Rallycross : un événement mondial sans précédent !

Le championnat d’Europe de rallycross avait lieu à Lohéac les 31 août et 1er septembre derniers. Retour sur un événement majeur, tant sportif que festif.

Magnifique, grandiose, exceptionnel… Les superlatifs manquent aux organisateurs pour qualifier ce qu’il faut bien nommer comme étant le « premier événement mondial de rallycross » : « La fédération internationale de l’automobile qui régit les épreuves, les pilotes, les sponsors, les différents partenaires sont unanimes pour parler d’une manifestation sans précédent, attestent Yves Plantard, membre du comité des fêtes de Lohéac, et Patrick Germain, président de l’écurie de Bretagne. C’est une reconnaissance mondiale puisqu’il n’y a jamais eu d’épreuve de rallycross de cette ampleur jusqu’à présent. » L’organisation comptait accueillir 60.000 spectateurs ; ils étaient finalement 72.000 : 30 000 le samedi 31 août et 42.000 le dimanche 1er septembre, venus assister à cette édition française du championnat d’Europe de rallycross, spécialité qui mêle de puissants véhicules au cours d’épreuves de sprint courues sur un circuit mixte goudron et terre.

Après les 24 heures du Mans !

La présence du célèbre pilote Sébastien Loeb y est certainement pour quelque chose. Celui qui a été neuf fois champion du monde entre 2004 et 2012, a particulièrement apprécié l’accueil que lui ont réservé les Bretons : « C’était la première fois qu’il courait avec plusieurs concurrents ; d’habitude, les courses de rallye sont individuelles. Alsacien d’origine, il connaissait Lohéac pour y être venu adolescent, prendre des cours à l’école de pilotage. » Mais le succès de cette grande fête repose aussi sur l’engagement des quelque sept cent bénévoles, partie prenante de l’organisation. Le rallycross de Lohéac est devenue la deuxième épreuve en France juste après… les 24 heures du Mans ! « La manifestation attire désormais les spécialistes de course automobile, les médias et les grands pilotes internationaux. Tout cela aura des conséquences positives sur les manifestations à venir l’an prochain. Nous pouvons d’ores et déjà annoncer que nous serons l’an prochain l’épreuve phare du championnat du monde de rallye cross les 30 et 31 août 2014. » Pour remercier les bénévoles, les organisateurs organisaient le 2 novembre dernier repas et soirée dansante dans la grande salle polyvalente de Messac.

Saint-Malo-de-Phily

Espace de création et de rencontre A Ciel ouvert

A Ciel ouvert s’installe non loin de l’ancienne carrière de Saint-Malo-de-Phily. Lieu de créativité et d’échange au cœur de l’espace naturel.

Chacun se saisit d’une fleur, d’une branche d’arbuste, d’un matériau végétal qu’il dépose au sol, en harmonie, et bientôt, le mandala prend forme. Jean Calza, venu en ami, rythme la joyeuse farandole qui s’agite entre les gouttes de pluie. C’était le 19 octobre et l’association A ciel ouvert inaugurait son nouvel atelier : « Ce mandala végétal nous invite à célébrer la réouverture de ce lieu. Puisse-t-il nous relier à notre véritable nature qui invente, recrée et transforme vers le beau. » Présidée par Amélie Trappler, A ciel ouvert a vu le jour en mai dernier : « Elle se veut un lieu d’échange, de rencontres, de créativité, d’expression, de culture, un lieu d’exploration, d’expérimentation et d’expositions. » « A Ciel ouvert, poursuivent les artistes Marie-Michelle Hamon et Audrey Croc, c’est le pari d’une aventure humaine et artistique, c’est mutualiser des savoir-faire, des énergies et des sensibilités pour inventer de nouveaux espaces de création. » L’atelier s’installe dans l’ancien bâtiment de la carrière du Clos-Pointu de Saint-Malo-de-Phily, soutenu par la commune, Pipriac communauté et l’Union européenne. Les promeneurs pourront y faire une halte : l’atelier borde la voie verte et le futur sentier d’interprétation de Saint-Malo-de-Phily.

A ciel ouvert – tél. 07 81 75 61 97 – assoacielouvert@gmail.com

Pipriac

Les bénévoles font vivre le Syndicat d’indicative

Ce sont des bénévoles qui animent le syndicat d’initiative de Pipriac. Rencontre avec son militant de président, Jean-Claude Leparoux.

Au départ, il y avait une bande de copains, quasiment tous originaires de Pipriac, animés par cette passion commune pour leur terroir. Ils ont créé il y a une vingtaine d’années le syndicat d’initiative afin de promouvoir leur commune et développer le tourisme. Jean-Claude Leparoux, membre de la première heure, a accepté d’en prendre la présidence : « Je suis aujourd’hui retraité, après une carrière dans la restauration collective. Nous sommes seize à constituer le syndicat et tenons à tour de rôle une permanence en juillet et août dans un local mis à disposition par la mairie. Nous l’aménageons en point accueil information grâce au soutien de la communauté de communes et de la Maison du tourisme du pays de Redon Bretagne sud qui met à disposition des documents d’information touristique. Il y a sept ans maintenant que nous avons relancé ce point d’information touristique. »
La particularité – et la fierté – de l’équipe est qu’elle ne demande aucune subvention. Chaque année, avec le soutien des services techniques de Pipriac, elle organise ses propres manifestations dont les recettes suffisent au fonctionnement. Il y a la fameuse brocante, en lien avec l’union des commerçants, qui réunit en juillet quelque 350 exposants et 6000 visiteurs. Il y a en avril un lâcher de truites, en octobre, une exposition-vente d’oiseaux exotiques organisée sur quatre jours en partenariat avec l’Association rennaise d’ornithologie et en décembre, le téléthon. Il y a aussi la location du terrain aménagé pour des courses de 4 x 4 que loue l’association : « Au départ, dans les années 1960, il était aménagé en terrain de moto-cross. Il est devenu aujourd’hui un lieu de stage pour les pompiers du service départemental pour la conduite de camions. »

Saint-Just

Une nouvelle muséographie pour la Maison Nature et mégalithes

Pipriac communauté souhaite une nouvelle muséographie pour la maison Nature et mégalithes. Le projet a été confié à l’agence Présence et à Memoriae, cabinet spécialisé dans la muséographie. Explications avec Julie Aycard.

Comment intervenez-vous pour construire ce nouveau projet muséographique ?
Nous intervenons selon trois étapes. Nous avons d’abord établi un diagnostic pour évaluer ce qui existait mais aussi pour comprendre les attentes des différents acteurs de ce projet. Nous avons ensuite proposé un concept muséographique qui donne la couleur au futur équipement et qui peut ensuite être décliné en termes de marketing et d’animations. Différents scénarios ont alors été imaginés à l’intérieur du bâtiment : comment aménager le musée, de quelle manière implanter la future exposition, comment organiser les différents espaces et faciliter une déambulation… En fonction de toutes les remarques, nous avons finalement proposé un projet définissant le contenu de l’équipement, séquence par séquence.

Quel intérêt a pour vous ce site mégalithique ?
Il présente un caractère exceptionnel par la diversité des monuments mégalithiques qui s’y trouvent et aussi par sa durée d’utilisation estimée à trois mille ans. Il illustre concrètement la naissance du néolithique, de l’âge du bronze. À la fin de son utilisation, on se trouve à une époque contemporaine de la construction des pyramides. Aujourd’hui, plus de 30 000 personnes le visitent chaque année : c’est donc une ressource économique importante et il y a une orientation politique à prendre. C’est le deuxième site mégalithique de Bretagne mais il faut expliquer, travailler sur l’équipement fermé tout en repensant les connexions avec l’environnement, les sentiers, l’ensemble des sites.

Où en êtes-vous dans l’avancée de vos travaux ?
Tout ce travail est mené en lien étroit avec les différents acteurs du territoire et un comité scientifique. Nous aidons la collectivité à trouver un nouveau positionnement par rapport aux attentes touristiques. Comment faire en sorte que le public ne reparte pas frustré ? Comment créer un élan touristique et économique autour de ce site ? Nous sommes rendus à l’étape finale et allons proposer en fin d’année un scénario définitif avec nos préconisations, les types d’approche que nous proposons pour que les visiteurs s’intéressent à l’exposition et comprennent mieux le néolithique.

Saint-Just

Sentier d’interprétation pour une approche sensorielle du site

En lien avec le nouveau projet muséographique qui se dessine pour Saint-Just, le service nature du conseil général d’Ille-et-Vilaine imagine un nouveau tracé des sentiers d’interprétation.

En 2010, quelques mois après le dernier incendie survenu sur les landes de Lanvaux, s’engage une réflexion entre Pipriac communauté, Nature et mégalithes et le conseil général. Objectif : offrir aux visiteurs un parcours documenté entre le bourg et la maison Nature et mégalithes et les différents sites mégalithiques en particulier, le site labellisé espace naturel des Landes de Cojoux et de Tréal : « Le projet tient compte des nombreuses contraintes réglementaires, précise Camille Lestang-Valette, animatrice nature au conseil général d’Ille-et-Vilaine. Plusieurs monuments mégalithiques sont en effet classés au titre du patrimoine. Le projet doit donc avoir reçu au préalable l’avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. Nous tenons à préserver le site et faire en sorte que l’aménagement ne dégrade en rien son esthétisme. » Des panneaux sont à l’étude pour guider le visiteur et lui apporter la compréhension des différents monuments mégalithiques ainsi que différents modes de découverte comme un livre-objet. Pour les visiteurs souhaitant déambuler de manière autonome, les informations seront sommaires. Elles seront plus complètes autour des sites, dans le bourg, sur les parkings et à divers endroits éloignés des mégalithes. Des plaquettes et documents seront également édités pour une information complémentaire ainsi qu’une carte détaillée. Une information sera faite auprès des médiateurs et animateurs qui accompagnent les groupes. « L’approche sera bien sûr scientifique mais aussi sensorielle. Beaucoup de visiteurs sont saisis par cette émotion que procure la découverte des mégalithes dans une végétation de lande remarquable. Nous souhaitons laisser libre cours à l’imaginaire…»

Saint-Malo-de-Phily

Sentier d’interprétation : la diversité des roches se raconte

Pipriac Communauté et la commune de Saint-Malo-de-Phily ont sollicité la Maison du Tourisme du Pays de Redon Bretagne Sud pour imaginer le futur sentier d’interprétation. Visite guidée avec Emmanuel Lemare.

Dès l’année prochaine, le visiteur pourra découvrir la commune de Saint-Malo-de-Phily au travers d’un sentier et de six panneaux explicatifs : « Le circuit part du bourg et rejoint la Vilaine en passant par la carrière du Clos-Pointu. La balade se fait autour des thèmes de la carrière, des roches et de l’histoire géologique. » Les panneaux sont conçus avec le concours de David Chauvin, conseiller municipal et enseignant, et Pierre Jegouzo de la société géologique et minéralogique de Bretagne. Des aménagements complémentaires vont être réalisés tout au long du parcours pour assurer la sécurité des promeneurs ainsi que l’aménagement d’un parking en lien avec le conseil général d’Ille-et-Vilaine.

Du bourg, on se rend vers la chapelle de Montserrat, construite par une famille noble. Le premier panneau invite à faire le lien entre leur blason à trois sapins verts et les arbres environnants qui surplombent la vallée de la Vilaine. Les façades interpellent par la multiplicité de leurs couleurs, entre gris et rouge. La descente se fait raide pour rejoindre la carrière. Le site, exploité jusqu’en 2010, s’est transformé en une imposante pièce d’eau alimentée par les sources et eaux de ruissellement. Des faucons pèlerins ont élu domicile dans les parois et y nichent, surveillés de près par des ornithologues. Le troisième panneau invite à observer cette falaise. Nouvelle étape, qui est aussi un point de départ possible du circuit, où l’on découvre des affleurements géologiques. Le sentier se fait sinueux jusqu’à rejoindre le bourg. Le panneau suivant fait l’éloge des pierres, des murets et autres rochers : c’est un festival de belles pierres. Le message des pierres se poursuit autour de l’église, effet de mosaïques avec alternance de grès, schistes et granites sombres ou plus clairs. La roche vit et se transforme. À l’intérieur de l’église, on découvre les fresques d’Émile Bernard, compagnon de Gauguin, les mosaïques d’Odorico, les vitraux qui nous disent la vie de Saint-Malo.

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