Une première ! Trois clubs d’entrepreneurs bretons s’engagent dans un jumelage avec un club de patrons algériens de la région de Tlemcen

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - entreprise

adpe100.jpgC’est une première ! Trois clubs d’entrepreneurs bretons s’engagent dans un jumelage avec un club de patrons algériens. En toile de fond, des affaires, des horizons nouveaux et des échanges économiques mais aussi la formation des jeunes, le développement industriel de l’Algérie, des partages de compétences et de savoir-faire : l’ACET, Association des Chefs d’Entreprises de la Wilaya de Tlemcen en Algérie, présidée par Lotfi Halfaoui ; l’ADPE, « Assurer le développement du pays de Redon par son entreprise », présidée par Jacques François ; Cape137, association d’entreprises sur les axes routiers Rennes-Nantes et Rennes-Redon, coprésidée par Christian Lemaire, Benoit Michel et Jean-Yves Moisdon ; l’Acad, entrepreneurs de la défense et de l’aéronautique, présidé par Jocelyne Madec ; et aussi, l’Acepp, entreprise brestoise de gestion de projets industriels, dirigée par Thierry Matthews.
La convention de jumelage a été signée à Redon (Ille-et-Vilaine), le 30 octobre 2014, à la Délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie de Rennes. (De gauche à droite : Abdelhak Boublenza (ACET), Christian Lemaire (Cape 137), Jacques François (ADPE), Jean-Yves Moisdon (Cape 137)

ADPE – Président : Jacques François – tél. 02 99 71 04 07 ou 06 11 95 20 73 – jacques@adeos.fr
Animation table-ronde : Tugdual Ruellan – Photos : photos Guillaume HUET
DOSSIER DE PRESSE à télécharger en cliquant sur lien – réalisation : Tugdual Ruellan
CONTACT : Sébastien Renaud, responsable des établissements consulaires de Redon CCI – Tél. 02 99 71 61 72 – SRENAUD@rennes.cci.fr

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Le quotidien d’Oran

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article paru le 25/05/2015 Une délégation interclubs d’entreprises de Bretagne en visite

par Khaled Boumediene

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Ouest-France (édition Pays de Redon)

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article paru le 17/11/2014 Des patrons bretons et algériens se rapprochent

par Christelle Garreau

D’abord, une histoire d’amitié…

adpe075.jpg2012 : Jacques François, PDG de la société Adeos à Redon (Ille-et-Vilaine), décide de passer d’une démarche commerciale passive à une démarche active. L’entreprise, qui emploie 25 salariés, est spécialisée dans le réseau électrique de moyenne tension. Régulièrement son site internet est consulté par des internautes en Algérie, au Maroc, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Guinée… Alors Jacques François prend son bâton de pèlerin et commence à sillonner les pays méditerranéens et africains… Des contacts prometteurs voient le jour en Algérie, dans la région de Tlemsen. Jacques François est aussi président de l’ADPE, le club d’entreprises du pays de Redon qui rassemble quelque 150 adhérents.
Août 2012 : en Algérie, le thermomètre fait des siennes et grimpe jusqu’à 50° ! Le réseau électrique ne supporte pas cette montée subite de chaleur et la moitié d’Alger se retrouve sans électricité. Un état d’urgence est lancé. Informé de la situation, Jacques François sollicite alors BCI Bretagne commerce international pour une étude. Le diagnostic révèle que le réseau électrique algérien est en conformité avec le réseau français : « la technologie électrique était celle du réseau EDF que nous connaissions bien. Nous étions donc en mesure de fournir des solutions techniques pour dépanner le pays, notamment des usines de fabrication de postes de transformations de courant électrique. Tout était à refaire au niveau électrique ! Un marché pouvait se développer entre les deux pays. »

adpe028.jpgAvec Creativ et la CCI de Rennes, Jacques François monte un business-plan, accompagné de la Banque de France et de BCI. Pendant 3 ans, il bénéficie de l’accompagnement du Coface, une banque-assurance qui accompagne, pendant trois ans, les entreprises dans leurs projets de développement avec une aide d’assurance-crédit de 100.000 € : « Si le projet était couronné de succès, les aides financières se transformaient en prêt ; s’il y avait échec, il n’y avait pas de remboursement.»

2013 : Jacques François multiplie les rencontres avec des chefs d’entreprise algériens. Des relations de confiance et d’amitié se font jour, notamment avec Amina Amirouche, relais de Bretagne commerce international, et Fethi Kerbouche, chef d’entreprise, membre de l’Acet, Association des chefs d’entreprises de la Wilaya de Tlemcen : « Nous avons découvert que nous avions des problématiques communes notamment celle de la formation de nos salariés ». Tout naturellement, l’idée d’un jumelage interclubs entreprises s’impose comme une évidence. « Nous souhaitons alors développer d’éventuelles actions communes à partir des ressources, des savoir-faire, des besoins de chacun pour finalement construire ensemble un projet d’activités économiques entre nos deux clubs. À partir des besoins observés, suscitons des mariages entre les entreprises des deux territoires ! C’était une première en France…»

30 octobre 2014 : le jumelage est officialisé à Redon, dans les locaux de la Délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie de Rennes, en présence d’une cinquantaine d’invités. Il réunit l’ACET de Tlemsen, trois clubs d’entreprise bretons et une entreprise brestoise.

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Tlemcen, un territoire algérien en pleine croissance

Amina Amirouche : « Contrairement à ce que pensent certains, il fait bon vivre en Algérie ! »

Présentation de l’Algérie et de la région de Tlemsen, par Amina Amirouche, du Cabinet consulting CEMRA, bureau spécialisé dans l’accompagnement des sociétés étrangères dans leur développement en Algérie. Pendant 13 ans, Amina Amirouche, a été relais de Bretagne commerce international. Contact : cemra_alg@hotmail.fr

adpe029.jpgL’Algérie compte 36 millions d’habitants. Elle représente le troisième marché de la France en dehors de l’OCDE, après la Chine et la Russie. De nombreux chantiers et projets d’envergure y ont été menés, pour un montant de 286 milliards de dollars d’investissements entre 2010 et 2014 dont seulement 47 % étaient consommés fin 2013. Ce sont aussi 54,85 milliards de dollars d’importations (2013) et de nombreuses facilités à l’investissement grâce aux avantages de l’Agence nationale de développement et investissement. Le groupe d’assurance-crédit Coface assure d’une stabilité politique et sociale de l’Algérie. Alger se situe à seulement deux heures d’avion de Paris. Un très grand atout : la langue française qui se pratique dans le monde des affaires. Les deux peuples bénéficient d’une grande histoire commune.

Indicateurs économiques

• 12 millions d’habitants en 1962,36 millions aujourd’hui
• 65 % de la population a moins de 30 ans ; 5 % de la population à plus de 65 ans
• population urbaine : 63 % ; taux de croissance démographique : 1,2 % ; espérance de vie : 72,2 ans ; taux d’alphabétisation : 77 %;
• monnaie : dinar algérien
• taux de change : 1 euro = 110 dinars algériens
• taux de croissance : 3,9 % en 2013 (prévision FMI)
• PIB : 188 milliards USD
• réserves de change : 187 milliards de dollars (fin de 1013)
• taux d’intérêt vont guère : autour de 4 %;
• inflation moyenne annuelle : 8 %;
• taux de chômage : 10 % fins 2012 ; 73 % des chômeurs en moins de 30 ans
• SMIC : 180 € (régime 40 heures par semaine) ; salaire moyen brut : environ 500€.

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Commerce extérieur (données de 2013)

Clients de l’Algérie : Espagne (10,33), Italie (9), Grande-Bretagne (7,19), France (6,74), USA (5,33) (en milliards de dollars).
Fournisseurs de l’Algérie : Chine (6,82), France (6,25), Italie (5,64), Espagne (5,07), Allemagne (2,86) (en milliards de dollars). Sources : CNIS/douanes algériennes.
Le commerce bilatéral entre la France et l’Algérie représente 2013 millions d’euros au premier semestre 2013. La France vend à l’Algérie : blé, automobile et camions, produits pharmaceutiques, lait et produits laitiers, produits agroalimentaires, équipements industriels. L’Algérie vend à la France du pétrole brut, du gaz et des produits raffinés.

Paroles d’Algériennes et d’Algériens…

Amina Amirouche, Cabinet consulting CEMRA : « Certains des marchés français sont en crise et nous sommes complémentaires dans de nombreux domaines. Notre atout, c’est la langue. Les industriels algériens recherchent prioritairement des partenaires français tout en reconnaissant la qualité de la production et du service français. C’est vrai qu’il y a des peurs vis-à-vis de l’Algérie, entretenues notamment par de nombreux médias, mais ces peurs tombent très rapidement, lors d’un premier contact. Tout est dans le relationnel. »

adpe034.jpgAbdelhak Boublenza, membre d’ACET, président de la CCI de Tafna, gérant de la SARL Boublenza spécialisée dans les compléments pour l’alimentation humaine et animale : « Notre société produit et commercialise de la poudre de caroube utilisée dans l’alimentation animale et humaine. Nous exportons dans le monde entier mais peu en France. Nous sommes ouverts à toutes les propositions de coopération dans une perspective de réciprocité. De nombreux liens commerciaux se sont tissés au fil de l’histoire avec la France, notamment avec Marseille. Tlemsen est une ville où il fait bon vivre. De nombreux investissements sont faits en matière de tourisme, d’artisanat. Nommée « capitale de la culture islamique », on y découvre près de 70 % des monuments arabes significatifs du pays. Nous avons d’importants besoins en matière de construction, d’ingénierie. Il faut parfois attendre quatre ou cinq années avant qu’un bâtiment ne soit construit ! Tout est à faire également en matière de développement de l’industrie et de la chaudronnerie. Nous disposons de nombreuses entreprises agroalimentaires, minoteries, brûleries de café, huileries, conserveries d’olives, installation en aquaculture… Nous avons aussi le palmier nain (chamaerops humilis), qui se développe sur 150 000 ha, mais qui n’est plus exploité. À l’époque de la colonisation, il était utilisé pour son crin végétal utilisé pour confectionner des matelas pour les soldats. C’est un dossier en cours…
Nous sommes particulièrement heureux de ce partenariat avec les Bretons qui, nous le savons, sont de grands navigateurs ! Un atout nous réunit : notre usage de la langue française et la connaissance mutuelle de nos cultures. Mais il faut faire vite car la nouvelle génération parle couramment anglais… Nous avons hérité de l’administration française la bureaucratie… et c’est parfois complexe dans les échanges internationaux ! Mais nous travaillons pour la simplifier. Une fois ces difficultés administratives résolues – avec l’aide d’Algériens bien sûr – le retour sur investissement est très rapide. Ne restez pas en Bretagne : vous êtes les bienvenus en Algérie. Nous avons besoin de vous pour nous accompagner dans notre développement, construire ensemble de nouveaux projets car nous avons aussi d’importantes richesses, de compétences et de potentialités à partager. »


Paroles de Bretonnes et de Bretons…

adpe014_-_Copie.jpgBrigitte Delahaie, première Vice-Présidente de la CCI de Rennes, PDG Transports Orain à Redon : « C’est une initiative encore unique en France et je remercie les chefs d’entreprise algériens représentant ce club et la CCI de Tafna d’avoir accepté cette invitation pour un partenariat donnant-donnant. Les clubs d’entreprises jouent un rôle essentiel pour l’animation d’un territoire. Ils mobilisent les dynamiques territoriales, en renforçant la proximité avec les entreprises, les clubs et les réseaux. Ils organisent la représentativité des chefs d’entreprise face aux élus politiques locaux, ils structurent l’information descendante et ascendante au profit des entreprises. Ils entendent prendre une part active à la préparation des décisions qui engagent l’avenir du territoire. En plus du rôle d’animation du territoire, l’ADPE et Cape 137 ont tous les deux la même ambition : faire connaître le savoir-faire des entreprises pour favoriser leur développement et les marchés d’affaires. La délégation inter consulaire de Redon se veut une maison de l’entreprise. Pour cela, de nombreuses actions sont menées et ont apporté de nombreux résultats bénéfiques au territoire, en favorisant les échanges entre membres et en favorisant le business. Désormais, ces échanges seront internationaux. Ce jumelage constitue une opportunité pour faire connaître les savoir-faire bretons en Algérie et réciproquement. Nous devons nouer des partenariats entre nos entreprises bretonnes et algériennes dans le cadre d’une démarche gagnant-gagnant. Il faut oser le développement à l’international, vers des marchés en pleine croissance. »

adpe026.jpgChristian Lemaire, Benoit Michel et Jean-Yves Moisdon, coprésidents de Cape 137 : « Notre club, qui compte une quarantaine d’adhérents, entretient depuis longtemps d’excellentes relations avec l’ADPE. Lorsque Jacques François nous a évoqué ce projet de jumelage avec un club d’entreprises algérien, nous avons d’emblée été très intéressés et partants pour vivre cette aventure. Tous, nous sommes confrontés aux mêmes problématiques avec un marché local et national qui touche ses limites et cette dynamique de jumelage ouvre de nouvelles perspectives. D’habitude, ce sont plutôt des communes ou des associations qui initient ce genre de projet. Nous sommes très fiers de nous lancer dans cette forme de partenariat innovante et fortement engagés dans cette nouvelle aventure économique. »

adpe072.jpgJean-François Mary, président de la communauté de communes du pays de Redon : « La compétence de développement économique va à l’avenir se développer entre les régions et les communautés de communes. Chaque région va donc disposer d’un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation. Les communautés de communes seront amenées à mettre en musique ce schéma sur leur territoire au service des entreprises. C’est dans cet esprit que nous travaillons à la formation des techniciens de notre territoire et lançons Esprit, le Campus Industries de Redon Bretagne Sud (www.campus-redon-industries.com). C’est une démarche très originale puisque nous sommes le premier campus de territoire de Bretagne qui associe, autour d’un projet commun, entreprises, universités, établissements locaux, collectivités locales, CCI, directions d’enseignement catholique, conseils généraux, conseils régionaux et nos trois communautés de communes de Bretagne Sud. Nous soutenons donc cette démarche de jumelage avec l’Algérie, particulièrement innovante et riche de projets à venir.»

Des partenariats déjà en marche…

SCM Sofiac Couëdic Madoré à Bains-sur-Oust

Maurice Lefloch, PDG : « Les relations commerciales s’établissent dans le temps, une fois la confiance installée ! »

adpe069.jpg« Notre entreprise, créée en 1980, emploie 63 personnes et génère un chiffre d’affaires de 8,4 millions d’euros dont 10 % à l’export sur l’Europe et le Maghreb.. Nous proposons une gamme de produits inox en hygiène des sols (siphons, caniveaux..), hygiène des personnes (lave-mains individuels et collectifs), hygiène des équipements (lave-bottes, lave-semelles, sèche-bottes, SAS hygiène), équipements de stockage (cuves, bacs, chariots), équipements de rangements (armoires de vestiaire, supports sac poubelle, pupitres). Je me suis rendu en Algérie en 2005 pour y présenter nos produits et depuis, je m’y rends chaque année. Depuis, mes clients algériens représentent 20 % de mon chiffre à l’export. Les relations commerciales s’établissent dans le temps, une fois la confiance installée. »
Contact : Elisabeth Rio, commerciale Export – SCM, Le Chêne du Moulin, 35600 Bains-sur-Oust. Tél. 02 99 91 76 56.

ACEPP à Brest

Thierry Matthews, gérant : « Des relations fiables et pérennes »

adpe057_-_Copie.jpg« L’ACEPP, dont le siège est à Brest, est une société de prestations de services qui intervient dans le pilotage de gestion de projets à l’international avec un département chargé notamment d’essais et de mises en service de soutien exploitation et maintenance d’installations industrielles dans le secteur énergétique, naval, nucléaire et le secteur du bâtiment. 45% du chiffre d’affaires est constitué à l’international. Depuis 2006, nous entretenons des relations régulières avec l’Algérie. Au départ, il s’agissait de prestations pour le compte de nos clients français dans le secteur de l’énergie, notamment pour la mise en service de petites centrales électriques sur des zones reculées du sud-est algérien jusqu’à la frontière du Niger et du Mali. Rapidement, les a priori sont tombés ! Nous travaillons avec des techniciens de bons niveaux, nous entretenons des relations fiables : la parole donnée est toujours tenue… ce qui n’est pas toujours le cas dans les affaires. La marine algérienne, qui venait d’acheter à la France une vingtaine de patrouilleurs, nous a sollicités pour assurer le suivi de garantie. Nous avons alors proposé de monter des équipes mixtes, à la fois algériennes et bretonnes. Un technicien algérien est venu en Bretagne se former à notre process. Un échange direct s’est instauré entre nos ressources facilitant ainsi une appropriation du savoir et une élévation en compétence des ressources algériennes. Dans la stratégie, il est préférable de développer un partenariat avec une structure locale car les marchés publics privilégient les sociétés nationales. Nous avons donc monté sur place une société dont 51 % du capital est détenu au niveau national ce qui implique une grande confiance dans la relation que l’on développe. Sur place, nous avons multiplié les contacts entrant ainsi progressivement dans une aventure industrielle privée. L’Algérie est un chantier en devenir comme se plaisent à le dire eux-mêmes les industriels algériens qui souhaitent être accompagnés dans cette aventure… Tout est à faire. Les relations tissées sont fiables, pérennes. Ce n’est pas du one shot ! »
Contact : Yann Bizien. Tél. 02 98 43 48 53 ou 06 07 44 66 72 – ybizien@acepp.com.

Société Possémé à La Gacilly

Jean-Charles Possémé, PDG : « L’Algérie, un pays où la parole a du sens et engage »

adpe063_-_Copie.jpg« Nous fabriquons du mobilier de laboratoire dans le secteur de la recherche, les universités, le domaine scolaire, les laboratoires privés et départementaux en France métropolitaine mais aussi en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Mayotte, en Nouvelle Calédonie, en Côte d’Ivoire, au Maroc et en Algérie. Je me suis rendu pour la première fois en Algérie en 2006. C’était à… Tlemsen ! Nous avons depuis équipé des universités à Alger, Oran, Mascara et différentes villes d’Algérie. Les affaires sont faites uniquement d’opportunités et de rencontres. Tout est affaire de confiance mutuelle. Depuis huit ans, les échanges se sont développés. L’Algérie est en marche, c’est un grand chantier. Le seul risque auquel j’ai été confronté en Algérie, c’est celui de ne pas dormir le soir, lorsqu’il y a un match ! Au-delà du business, nous avons construit un relationnel exceptionnel. Peut-être faut-il plus de temps pour convaincre mais en Algérie, la parole a du sens et engage. »

Chatal à Redon

Didier Marchandise, directeur général Chatal, impliqué dans la création du Campus Esprit à Redon, membre de l’ADPE et d’Acade

« Connaître et reconnaître la culture du pays avec lequel on commerce »

adpe058_-_Copie.jpg« L’entreprise Chatal, société de mécanique de précision, intervient dans le secteur de l’aéronautique notamment dans la chaîne Airbus. Elle emploie 350 salariés. Nous disposons d’un site de production à Redon, à Herbignac et générons un chiffre d’affaires d’environ 35 millions d’euros. Nous sommes aussi implantés à Rabat au Maroc où nous avons créé une filiale il y a huit ans. Je fais partie de ces industriels fortement mobilisés pour répondre à une problématique de formation et la disponibilité de ressources humaines qui se pose sur le territoire du pays de Redon. Nous sommes en train de bâtir Esprit, un technopôle et un modèle qui nous permettent de solliciter la collaboration d’établissements scolaires avec des orientations industrielles comme le lycée Marcel Callo qui forme aujourd’hui des techniciens en centre d’usinage, en maintenance ou l’Issat qui forme entre autres à la gestion des risques industriels. Il s’agit d’apporter rapidement des ressources humaines et des compétences à nos entreprises, en formant, dans des cursus de quatre à six mois, des personnes qui seront ainsi directement opérationnelles. Ce modèle, pensé par les industriels, au service des industriels, avance. On peut imaginer qu’il contribue demain à former aussi des personnes venant d’Algérie. Ce jumelage entre les clubs bretons et le club algérien est un tremplin pour les entreprises régionales, une occasion de voir des relations se tisser, de favoriser un échange dans un esprit de réciprocité. L’important est de connaître et reconnaître la culture du pays avec lequel on commerce. »
Contact : 02 99 71 61 90

Contacts

• Acad, Entrepreneurs de la défense et de l’aéronautique
Présidente : Jocelyne Madec

• ACET, Association des Chefs d’Entreprises de la Wilaya de Tlemcen en Algérie
Président : Lotfi Halfaoui
www.acet-info.net

• Acepp, Entreprise brestoise de gestion de projets industriels Gérant : Thierry Matthews
20 Quai du Commandant Malbert – 29200 Brest
Tél. 02 98 43 48 53 – contact@acepp.comwww.acepp.com

• ADPE, « Assurer le développement du pays de Redon par son entreprise »
Président : Jacques François – tél. 02 99 71 04 07 ou 06 11 95 20 73 – jacques@adeos.fr
www.themavision.fr

• Cape 137, Association d’entreprises sur les axes routiers Rennes-Nantes et Rennes-Redon
Coprésidents : Christian Lemaire, Benoit Michel et Jean-Yves Moisdon
www.themavision.fr

• CCI – Délégation inter consulaire de Redon
Sébastien Renaud, responsable des établissements consulaires de Redon
Tél. 02 99 71 61 72 – SRENAUD@rennes.cci.frwww.rennes.cci.fr

• CEMRA, Cabinet conseils, études et assistance en investissement, conseil aux entreprises en Algérie
8, Cité des 1016 – LOGTS BT D 45 El Achour, Alger (Algérie)
Contact : Amina Amirouche. Tél. +213 (0) 21 94 86 49 – cemra_alg@hotmail.fr

Dossier réalisé par Tugdual Ruellan pour l’ADPE (mai 2015).

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