Ancien instituteur installé à Béganne, Thierry Brulavoine est devenu biographe

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - culture

2016.03.08.Thierry_BRULAVOINE__7__-_Copie.JPGA 45 ans, Thierry Brulavoine devient biographe. Pour raconter les petites histoires des gens et des collectifs, souvent riches de sens et d’enseignements. Les mots, sont devenus pour Thierry Brulavoine, son oxygène, comme une nouvelle raison de vivre. Ceux des autres, qui disent la petite histoire, l’expérience, le savoir universel. A 45 ans, après diverses aventures professionnelles, il s’affirme aujourd’hui comme biographe et propose sa plume à qui veut partager. Pour lui, « chaque vie est singulière, riche d’un savoir qui peut être partagé. L’histoire individuelle raconte aussi la grande Histoire et chacun en détient sa part. »

Ouest-France – parution toutes éditions / rubrique Entreprendre le 05/04/2016
Responsable rédaction : Guillaume Bouniol
Rédaction et photo : Tugdual Ruellan – article à lire en cliquant sur ce lien
Contact Thierry Brulavoine – 02 99 93 77 18 – www.tracesdevie.bzh

Originaire des Deux-Sèvres, Thierry a d’abord voulu être chercheur scientifique. Titulaire d’un DEA en biologie moléculaire, il travaille un an en Suède dans un laboratoire puis, deux ans pour l’Armée comme scientifique du contingent. « Je suis devenu ensuite … chercheur scientifique d’emploi ! » Les petits boulots s’enchaînent : chauffeur de taxi, rédacteur publicitaire, musicien, chauffeur-livreur jusqu’à devenir professeur des écoles grâce à un enseignement à distance. Pendant plusieurs années, il travaille à Saint-Nazaire en zone éducation prioritaire, met fin au contrat qui le lie à l’éducation nationale puis s’installe, avec sa compagne, à Béganne dans le Morbihan, simplement « parce que les gens s’y disent bonjour spontanément ».

Entre singulier et collectif

Animé par la passion de l’écriture, il suit alors une formation, unique en son genre, proposée par l’université de Nantes « Histoires de vie en formation » : « J’avais participé à plusieurs ateliers d’écriture, écrit quelques chroniques et ouvrages collectifs. Ce que je voulais désormais, après un parcours insolite et alambiqué, c’était recueillir et transmettre la parole des gens, les accompagner dans l’écriture de leur récit de vie. » En mai 2015, il crée Traces de vie, soutenu par Inter’activ, la coopérative d’activités et d’emploi du pays de Redon. Une cigale, club d’investisseurs privés, lui prête 3000 €. Rapidement, les demandes apparaissent : « Il s’agit de s’autoriser à raconter, pas à pas, une tranche de vie, un événement marquant, une histoire singulière qui vient enrichir et éclairer les proches. C’est un présent inestimable, un cadeau original à l’occasion d’un événement. » En même temps, avec Anne Warin et Paul Maisonneuve, rencontrés pendant la formation à Nantes, il propose, au sein de Singuliers collectifs, d’écrire des récits d’entreprises, de collectivités, d’associations. : « Transmettre une histoire qui mette en mouvement et redonne du pouvoir d’agir. »

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