Un livre pour raconter l’histoire de l’Association Saint-Benoit-Labre à Rennes : 80 ans d’urgence sociale

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - exclusion

UNE-ST_BENOIT_LABRE_-_Copie.jpg80 ans d’urgence sociale
L’association Saint-Benoit-Labre à Rennes, présidée par Jean de Legge, a célébré le 19 mai 2017 son 80e anniversaire. Après l’intervention de Nathalie Appéré, maire de Rennes, et Jean-Luc Chenut, président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, une table-ronde réunissait Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité ; Étienne Pinte, président du Conseil National des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion ; Edmond Hervé, ancien ministre, maire honoraire de Rennes ; Monseigneur d’Ornellas, archevêque de Rennes ; Mohamed Loueslati, aumônier des prisons.

Un petit livre a été réalisé à l’occasion retraçant ces « 80 ans d’urgence sociale » (rédaction : Tugdual Ruellan / conception graphique : Gérard Le Guellec / impression : Imprimerie du Rimon). Disponible auprès de l’association : www.saint-benoit-labre.fr Lire article Ouest-France ICI.

Association St-Benoit-Labre, 5, Rue du Bois Rondel, 35700 Rennes – tél. 02 99 84 28 00
Président : Jean de Legge
Rédaction livre : Tugdual Ruellan (disponible sur demande à l’association)

Jean de Legge, président

« L’esprit Saint-Benoit-Labre, c’est une attitude, une qualité d’intervention, un travail qui ne se termine jamais… Il s’agit de rester un recours bienveillant et inconditionnel. Nous ne proclamons rien, nous accueillons et accompagnons, personne par personne, de manière la plus humaine possible, respectueuse et non discriminatoire. Il y a chez nos professionnels une implication profonde, ils sont confrontés à la gravité des dysfonctionnements sociaux et familiaux, ils sont chaque jour témoins de la pauvreté, de la précarité et de l’exclusion sociale. Nous nous réclamons de valeurs qui, bien que largement partagées, restent dans la pratique, difficiles et ambitieuses.

L’histoire de l’association fait partie de l’histoire de Rennes ; elle a contribué avec sa spécificité caritative, au côté d’autres acteurs, issus notamment du catholicisme social, au développement d’une culture locale d’attention aux plus pauvres et aux exclus.

L’association s’est professionnalisée à partir des années 1980 et s’est intégrée aux différents dispositifs publics devenant ainsi un des acteurs de référence de la solidarité du territoire métropolitain. L’association s’inscrit désormais dans une approche territoriale et partenariale, dans un souci de coopération, de mutualisation et de complémentarité.

Nous restons au front de la grande précarité qui révèle les dysfonctionnements de notre société. Dans les années 1970, période des Trente glorieuses, on considérait que la pauvreté était un phénomène résiduel qui allait progressivement disparaitre. Aujourd’hui, on pense à l’inverse que notre société produit de plus en plus la pauvreté et que, devant l’ampleur et la diversité des phénomènes d’exclusion, il faut aider et soutenir les professionnels et développer de nouvelles approches. C’est pourquoi, fidèles au dynamisme des fondateurs, nous devons réaffirmer une volonté d’efficacité, d’innovation, d’expérimentation et de collaboration. Cette ambition nécessite de retrouver une force de bénévolat et de lui faire sa place dans nos projets et nos pratiques. Nos relations de confiance entre professionnels et administrateurs permettront d’articuler au mieux la compétence des uns et la disponibilité des autres.

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Nos préoccupations d’aujourd’hui sont de pérenniser notre présence dans les dispositifs d’urgence et d’insertion, de nous assurer des ressources nécessaires à nos missions et à nos projets, de répondre toujours mieux aux besoins liés à la diversité des formes de précarité et d’exclusion sociale.

Notre histoire, l’esprit qui nous anime, la qualité professionnelle des équipes, la mobilisation renouvelée des bénévoles, notre insertion territoriale et partenariale sont les atouts qui doivent nous permettre de faire face à la diversité de la déshérence, à la multiplicité des formes de précarité et à l’accueil de migrants fuyant la guerre et l’extrême pauvreté. »

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