Graal, Aresat et CHGR : Quel(s) accompagnement(s) pour les personnes souffrant de troubles psychiques ?

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

Le GRAAL 35, Groupe de recherche et d’action des associations locales, présidé par Laurent Bourgeon, l’Aresat Bretagne, présidée par Maurice Baud, et le Centre hospitalier Guillaume-Régnier, organisaient le 5 décembre, à Askoria à Rennes, une rencontre intitulée : « Les défis de l’insertion en milieu ordinaire – quel(s) accompagnement(s) pour les personnes souffrant de troubles psychiques ? » Avec près de 200 participants.

Graal 35, 51 rue de Montfort – 35310 Bréal-sous-Montfort
Contact :06 40 06 66 38 – Site ICI
Président : Laurent Bourgeon
Coordinatrices : Clothilde Garnier et Ludivine Goyet
Animation : Tugdual Ruellan

Insertion en milieu ordinaire et handicap psychique / Pascale Roussel
Pascale Roussel est Professeure à l’EHESP, École des hautes études en santé publique à Rennes, membre d’un petit collectif d’enseignants et de chercheurs qui s’appelle le « Collectif de Recherche Handicap, Autonomie, Société Inclusive »
Responsable de l’axe « recherche en santé publique et sciences humaines et sociales » de l’Institut fédératif de recherche sur le handicap. Ses centres d’intérêt et aussi ses recherches, se focalisent prioritairement sur l’étude de la participation sociale des personnes en situation de handicap mais aussi sur la délimitation de la population relevant de la notion de « handicap psychique » ainsi qu’à une étude des trajectoires de ces personnes.
Qu’est-ce que le « milieu ordinaire » ?
Faut-il à tout prix chercher à se « réinsérer » ?
Comment penser le retour en milieu ordinaire autrement que par le travail ?
En quoi l’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique demande-t-il une approche particulière ?

Travail, rétablissement et milieu ordinaire / Dr Yvon Lemarié et Dr David Levoyer, psychiatres au CHGR
Yvon Lemarié et David Levoyer sont tous deux médecins psychiatres au CHGR Centre hospitalier Guillaume-Régnier. Ils parlent du regard que peuvent avoir des médecins psychiatres sur le rôle du travail dans le long processus de rétablissement lorsqu’il s’agit de handicap psychique. Le Dr Levoyer a abordé cette question en se centrant sur l’intérêt du travail manuel et donc l’importance d’offrir des environnements de travail adaptés : « Des environnements qui privilégient la mise en œuvre des habiletés instrumentales et manuelles, dans l’idée qu’agir à travers des savoir-faire favorise/stimule la réflexion (et l’interactivité relationnelle) et facilite ainsi la transférabilité cognitive des compétences vers des savoirs-être. En ce sens, un certain nombre d’environnements de travail semble propice au rétablissement : ceux qui concernent notamment les activités de réparation, restauration, remise en état de matériel. »

Le Dr Lemarié rappelle ce qu’est le travail et quelles valeurs il véhicule pour ensuite faire un parallèle entre rétablissement clinique et rétablissement fonctionnel. En quoi consiste ce processus de rétablissement ? Quels sont les effets du travail sur l’équilibre psychique ? Quelles conséquences peut avoir une insertion professionnelle pour une personne en situation de handicap psychique ? Quelle place peut prendre l’esat et tous les autres partenaires concourant au retour en milieu ordinaire, dans cette dynamique de reconstruction, de parcours ? Comment articuler ces interventions ?

La réalité du retour en milieu ordinaire / Geist Mayenne

Angelina Visseau, job-coach (ou conseillère en emploi accompagné), et Mathieu Lafréchoux, chargé d’études au Geist Mayenne, chargé du suivi du dispositif de Job-coaching. Le Geist Mayenne, groupe d’études pour l’inclusion sociale pour tous, est une association qui gère des services médicosociaux, née dans les années 1980, au départ par des parents de jeunes en situation de handicap, notamment porteurs de trisomie 21. La raison d’être du geist est d’accompagner les personnes dans tous les moments de la vie et de favoriser leur inclusion sociale et professionnelle. 80 salariés accompagnent 400 familles et personnes. En 2015, l’équipe observe un déficit de mode d’accompagnement adapté pour aller vers l’emploi, la formation ou l’insertion professionnelle. Alors elle invente un dispositif de job-coaching en s’inspirant de pratiques existantes, notamment dans les pays anglo-saxons. Elle lance le dispositif à titre expérimental grâce à des soutiens privés d’entreprises. L’initiative vient d’être agréé par l’ARS des pays de la Loire et peut ainsi être pérennisée.

VIDEO A VOIR ICI.

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