Malgré le handicap, Frédéric Bellec, maréchal-ferrant, lance son entreprise à Berné

Tugdual Ruellan - - Aucun commentaire - Envoyer à un ami - handicap

sire_4805220_2.jpg64.jpgAprès plusieurs accidents du travail, le chaudronnier Frédéric Bellec est revenu à ses amours premières : il vient de s’installer comme maréchal-ferrant à Berné dans le Morbihan. Il témoigne à l’occasion de la 18e semaine pour l’emploi des personnes handicapées – tél. 06 45 83 12 23.

Ouest-France – parution toutes éditions / rubrique Entreprendre
Responsable rédaction : Guillaume Bouniol
Rédaction : Tugdual Ruellan – article à lire en cliquant sur ce lien

À sa sortie de l’école, « Fred » travaille dix ans comme chaudronnier-soudeur à la base navale de Lorient. Mais il veut changer de métier : « J’aimais les chevaux et le travail du fer. » Il suit alors une formation à Saint-Hilaire-du-Harcouët, dans la Manche, et s’installe à son compte, deux ans plus tard, dans le sud de la France. L’affaire se développe mais, en 2010, c’est l’accident : une épaule fracturée, en s’occupant d’un cheval. « J’ai dû arrêter de travailler et je suis revenu dans le Morbihan. » Après une courte convalescence, Frédéric Bellec trouve un emploi de chaudronnier-soudeur. Mais, un an plus tard, nouvel accident de travail : « Du coup, j’ai eu les deux épaules fracturées ! »

Bientôt trois emplois

Fred ne se décourage pas pour autant. Sa passion pour les chevaux est intacte. Mais il ne peut plus s’installer seul. Il décide de redevenir maréchal-ferrant avec, cette fois, l’idée d’associer un compagnon. Il obtient la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, construit son projet d’entreprise artisanale, aidé par la Boutique de gestion pour entreprendre : « Je savais ce que je voulais et j’ai pu rassembler toutes les informations en deux mois. »
Avec une aide de 6 000 € de l’Agefiph (Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), il achète un camion équipé d’une forge ambulante et tout le matériel nécessaire pour intervenir auprès des particuliers ou des centres équestres. Grâce à un prêt bancaire et un apport personnel, il trouve les 30 000 € nécessaires pour démarrer l’activité.
Depuis avril, il propose ses services depuis Berné dans le Morbihan, pare les sabots, ferre à l’anglaise ou à la française. Il est aussi forgeron et fabrique garde-corps, enseignes et autres portails. Sven, apprenti à l’école de Landivisiau, l’accompagne dans les moindres gestes du métier : « L’activité se développe bien et j’envisage de l’embaucher à la fin de son contrat, dans deux ans. Ma femme pourrait aussi rejoindre l’entreprise. Inutile de vous dire que je prends un grand soin de mes deux épaules… »
Tugdual RUELLAN.

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