COACHING H'EMPLOI - Tous mobilisés, tous en action !

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2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__58_.JPGHugues Belval, délégué régional Agefiph Pays de la Loire : « L’intérêt de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées est toujours de continuer à faire reculer les préjugés sur l’emploi des personnes en situation de handicap. Et ça fonctionne puisque le taux d’emploi, la compensation progressent dans les entreprises assujetties, même si majoritairement les embauches se font dans les entreprises non assujetties… Et tout cela, grâce à la sensibilisation des employeurs. L’Agefiph souhaite se centrer, au cours de l’année 2017, sur la mobilisation du monde économique et la négociation collective. Nous avons l’ambition d’embarquer à nos côtés les employeurs, les organisations syndicales. Nous sommes reconnus comme « expert » du handicap et sommes heureux de valoriser nos partenaires. Le nombre d’insertions progresse année après année. Certes il n’y a jamais eu autant de demandeurs d’emploi reconnus travailleurs handicapés : c’est parce que, grâce aux employeurs, grâce à la Semaine pour l’emploi, la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé est de moins en moins un obstacle et les personnes n’hésitent plus à la solliciter. Deux millions l’ont demandé en 2011, 2,8 millions l’ont demandé en 2015. 750.000 personnes handicapées sont dans l’emploi, soit un taux d’emploi de 35 %. Nos efforts doivent porter plus que jamais sur le maintien dans l’emploi : c’est l’engagement constant et incontournable. Nous devrons accompagner les employeurs sur le maintien de cette employabilité des personnes.»

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__4_.JPGLaskine Emouengué, Délégué régional adjoint Agefiph Pays de la Loire : « L’idée est de proposer une rencontre directe entre employeurs et personnes en situation de handicap, centrée sur l’entretien de recrutement. Au préalable, Cap emploi a mobilisé les candidats potentiels parmi les demandeurs d’emploi qu’il accompagne ainsi que son réseau d’entreprises. Les personnes ont un projet validé et sont au bout de leur parcours ; il leur faut désormais réussir ce dernier maillon qu’est l’entretien de recrutement. Au cours de la journée, elles bénéficient d’au moins deux entretiens qui sont analysés au final par le recruteur. Par ailleurs, trois ateliers sont proposés : comment parler du handicap, comment gérer ses émotions, comment se présenter au cours d’un entretien ? Cette année intervient La Belle Boite, théâtre d’improvisation, qui intervient en animation tout au long de la journée, avec un ton décalé et résolument provocateur. Nous avons initié ce Coaching H'emploi à Laval et à Angers en 2015, à l’occasion de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Nous avons ainsi vérifié la pertinence de cette formule car le quart des personnes qui y participent est recruté peu de temps après la rencontre. C’est de toute façon, une mise en dynamique et une mise en relation fructueuse.»

L’arbre à palabres. Une idée, une suggestion, une réflexion… Chacun est invité à accrocher sa contribution sur l’arbre à palabres. « Qu’est-ce qui peut faire progresser l’emploi des personnes handicapées dans les entreprises ? Toutes les idées seront retranscrites et étudiées, atteste Laskine Emouengué. Elles nous serviront à émettre des préconisations et construire des axes de réflexion. »

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__44_.JPGRenaud Roland, directeur Cap emploi Loire-Atlantique : « C’est la première fois que nous organisons un Coaching H’emploi à Saint-Nazaire et en Loire-Atlantique. C’est une belle opération qui permet la rencontre entre des personnes en situation de handicap, en recherche d’emploi, avec des projets confirmés, au bout du parcours, et des responsables d’entreprises. C’est gagnant-gagnant d’autant qu’il y a d’importants besoins de recrutement sur le bassin industriel de Saint-Nazaire avec des métiers qui recrutent et peinent à trouver des candidats. Chacun peut mieux se rendre compte des attentes et ainsi, mieux se préparer. Tout au long de la journée, on entend parler d’enthousiasme, d’adhésion, de perspective d’emploi, d’espérance, de confiance… Ce n’est surtout pas la fin mais bien le début d’une relation vers l’insertion professionnelle. »

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__72_.JPGFrédéric Le Neillon, La Belle Boite : « Créée en 2012 et basée à Nantes, notre société accompagne les organisations durant leurs événements, leurs spectacles, leurs formations, leurs ateliers par le théâtre d’improvisation. Nous sommes d’abord issus du monde de l’entreprise, tous les trois bac + 5 avec des spécialités commerce, management, ressources humaines et nous sommes venus au monde du théâtre. Ainsi, on peut se permettre pas mal de choses… parce qu’on a les codes ! Généralement, les spectateurs s’identifient assez facilement (ou identifient leur supérieur hiérarchique !) On se met en scène pour des saynètes sur mesure, nous sommes aussi parfois maîtres de cérémonie ; nous pouvons animer des ateliers, ludiques mais pouvant aller sur du transfert de compétences, du savoir-être collectif. L’Agefiph et la Direccte nous ont sollicités pour les accompagner dans des actions de sensibilisation au handicap. Aujourd’hui, à Saint-Nazaire, nous sommes intervenus au début pour lancer la journée et donner le ton, sérieux mais aussi convivial, spontané. On peut aborder le handicap avec sérieux, pas forcément avec gravité. Puis nous avons animé la clôture de la journée avec deux témoignages d’entreprises, terreau à un échange entre les participants. » SITE : www.labelleboite.fr.

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Paroles de candidats

Chrystelle : « J’ai des soucis de santé et suis reconnue travailleur handicapé. Je cherche un emploi dans le secteur du tertiaire, assistante de gestion ou secrétaire médicale… Ma conseillère Cap emploi m’a invitée à participer à cet événement pour me « frotter » aux entretiens d’embauche ! J’ai accepté avec un grand plaisir et c’est une belle surprise. L’ambiance est vraiment sympathique et on part reboosté. Je sais mieux comment me positionner durant l’entretien, quelle posture adopter. Avec l’entretien, on a un retour direct de la part d’un recruteur dont c’est le métier. Ca remet dans le bain ! C’est une parole vraie et concrète. Maintenant ce que j’espère, c’est trouver rapidement un emploi.»

Patricia : « Voilà deux ans et demi que je cherche un emploi, accompagnée par Cap emploi. J’étais couturière mais vu mes problèmes de santé, c’est un métier que je ne peux plus exercer. J’ai eu beaucoup de mal à accepter cette idée. Plus qu’un métier, c’est pour moi une passion. Je recherche un travail d’auxiliaire de vie scolaire parce que j’aime le contact avec les enfants ou aussi ASH agent des services hospitaliers auprès des personnes âgées. Pour moi, c’était super, je suis tombée sur des gens aidants qui m’ont vraiment confortée dans mon choix. Je pars déstressée et confiante. On aurait juste aimé que les ateliers durent plus longtemps…»

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Samuel : « Ce que j’attends, ce sont des pistes pour trouver un travail. Mon parcours est chaotique à cause de mes problèmes de santé et de mon handicap. J’étais parti dans le secteur industriel, en maintenance, mais aussi dans le secteur biomédical. J’ai besoin d’horaires fixes et d’un temps partiel. Pour l’instant, tout est flou. Je suis accompagné par Cap emploi qui me propose des pistes. Ce que m’ont dit les recruteurs aujourd’hui, c’est que je dois continuer à me former. Ils m’ont donné des pistes de secteurs qui recrutent et qui m’intéressent… Mais le chemin est encore long… Ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Ça fait 13 ans que j’ai été reconnu handicapé et je ne vois toujours pas le bout… »

Paroles d’employeurs

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__39_.JPGLudovic Lumineau, directeur de la maison de retraite Saint-Charles à Missillac : « J’étais auparavant chargé de mission handicap pour la DCNS et ai eu l’occasion d’organiser ce type de rencontres, persuadé de leur bien-fondé. En prenant cette nouvelle direction, j’ai souhaité que des personnes en situation de handicap puissent intégrer notre équipe. C’était une politique déjà engagée dans l’établissement… Je suis venu pour essayer de repérer des compétences et des personnes motivées par nos offres d’emploi. Les profils sont assez proches de ce que je recherche et je les recontacterai très certainement. En tout cas, même pour une personne dont le projet n’est pas encore précis, c’est une excellente occasion de se tester et nous sommes à leur disposition pour les aider à améliorer leur présentation. C’est un temps de conseil important qui j’espère, leur sera profitable. »

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__38_.JPGHélène Bienvenue, responsable réservations et Célina Cléret, responsable des accueils au Château des Tourelles à Pornichet : « L’établissement est sensibilisé à l’accueil des personnes en situation de handicap au sein de l’équipe d’une centaine de personnes et cette journée tombait à point car nous recevons peu de candidatures à nos postes. C’est une belle occasion de faire tomber les a priori car nous avons rencontré beaucoup de personnes avec de réelles compétences. Notre but était vraiment de nous confronter à cette situation et permettre aux personnes de s’entraîner. On a vu que c’était du donnant-donnant.»

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__47_.JPGChloé Le Moyec, service ressources humaines de Silène, bailleur social de Saint-Nazaire et de la communauté d’agglomération : « Notre credo : œuvrer pour le bien-vivre ensemble ! Nous nous devions donc d’être présents à cette rencontre, notre politique de recrutement étant ouverte à tout type de publics. Ce n’est nullement vécu comme une contrainte au sein de l’entreprise. Une charte de la diversité a été signée avec les syndicats ; une convention a été signée entre l’Agefiph et notre fédération en septembre 2016 pour développer une politique handicap et monter en puissance. Nous sommes 200 salariés dont une quarantaine de fonctionnaires avec de nombreux types de métiers différents soit en contact avec les locataires, soit en métiers support autour de la construction et services multiples. Silène remplit son obligation d’emploi de travailleurs handicapés. J’ai été heureuse de dialoguer avec d’autres recruteurs, échanger autour de cette question de l’insertion de personnes en situation de handicap, savoir comment l’aborder avec les candidats. Tout l’intérêt, c’est le débriefing à la fin de l’entretien, dans les yeux du candidat, pour l’aider à avancer. C’est vraiment une belle action !»

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__61_.JPGPatrick Rouxel, agent de proximité Silène : « Je suis chargé de l’entretien, du nettoyage, de la maintenance comme le changement des ampoules, l’entretien des espaces verts, les relations avec les locataires. Je suis reconnu travailleur handicapé et ai été embauché chez Silène, d’abord en CDD de six mois puis en contrat de professionnalisation depuis le 1er septembre 2016. J’étais en recherche d’emploi, inscrit à Pôle emploi… Je n’avais pas encore ma RQTH. J’ai eu un accident du travail et ai alors été reconnu travailleur handicapé. Je savais que ça allait être difficile de retrouver du travail. Au début, je n’étais plus trop motivé. Mais je suis allé à Cap emploi, ça m’a remotivé. J’ai accepté tout ce qu’il me proposait, ça m’aidait y compris des ateliers pour apprendre à se présenter. »

2016.11.15.COACHING_H__EMPLOI.Saint-Nazaire_T.Ruellan__70_.JPGDaniel Péjoux, Bourgneuf-en-Retz : « J’ai créé mon entreprise, Atout Communication, le 1er juillet 2016, avec le soutien de BGE et de l’Agefiph. Je propose la réalisation de tout support de communication pour les entreprises, cartes de visite, lettres jusqu’aux panneaux, bâches, structures de stands… Pendant 25 ans, j’ai travaillé comme salarié dans l’impression numérique et j’ai eu des problèmes de santé à partir de 2012, dus à une spondylarthrite ankylosante, inflammation chronique des articulations. Je ne pouvais plus me déplacer, dos bloqué…Plus de sport – j’avais joué au rugby pendant 17 ans…Je me suis retrouvé en invalidité et donc, licencié pour inaptitude en 2014. Période de grande remise en cause, d’autant que ma femme avait aussi été licenciée économique… Inscrit à Pôle emploi qui m’oriente vers Cap emploi. J’ai alors pensé créer mon entreprise, seule solution pour travailler à mon rythme, me rendre à mes séances de kiné. Si un jour ça ne va pas, je ne travaille pas. Mes clients sont issus de mon réseau personnel et me respectent. Construire mon projet m’a permis d’avancer et de garder espoir. »

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